#PLTJE : des surprises parmi les jeunes entrepreneurs sélectionnés en Ile-de-France

 |   |  921  mots
Ils étaient plus de 400 à vouloir représenter l'Ile-de-France au Prix La Tribune des Jeunes Entrepreneurs, mais seuls six ont été sélectionnés.
Ils étaient plus de 400 à vouloir représenter l'Ile-de-France au Prix La Tribune des Jeunes Entrepreneurs, mais seuls six ont été sélectionnés. (Crédits : Reuters)
Des jeunes entrepreneurs stars, habitués des médias, et de nouveaux venus porteront les couleurs de l'Ile-de-France lors de la finale du Prix La Tribune du Jeune Entrepreneur.

Pour la deuxième année consécutive, la sélection des jeunes entrepreneurs d'Ile-de-France qui représenteront la région en finale du Prix La Tribune du Jeune Entrepreneur a été ardue. En ouverture de la cérémonie d'annonce des résultats lundi 24 mars, Jean-Christophe Tortora, le président de La Tribune a ainsi tenu à souligner la grande qualité des candidatures :

"Nous avons reçu plus de 400 dossiers, dont 160 ont été sélectionnés au premier tour. Seuls les dix-huit meilleurs d'entre vous ont été invités aujourd'hui à se présenter devant le jury, et je tiens à vous en féliciter."

Malheureusement, seuls six sésames pour la finale devaient être décernés.


Smart Impulse analyse la consommation d'électricité dans les bâtiments

Le premier, dans la catégorie Green Business, a été attribué à Dorian Tourin-Lebret, cofondateur dirigeant de Smart Impulse et ses 14 salariés. Sa société développe une technologie innovante de mesure et d'analyse de la consommation d'électricité dans les bâtiments, tout en s'efforçant de miniaturiser ses équipements et a débuté son internationalisation fin 2013. Ce jeune Normalien de 25 ans a convaincu en répondant avec calme et précision aux questions pointues des jurés, et notamment celles de Dominique Charzat, le directeur délégué d'EDF.

 

Le made in France qui en a dans le slip

L'industrie francilienne sera représentée en finale du Prix La Tribune du Jeune Entrepreneur par Guillaume Gilbaut, le cofondateur du Slip Français. Candidat malheureux lors de l'édition 2013 du Prix, cet entrepreneur habitué des médias a retenté sa chance cette année, misant sur les beaux résultats financiers de l'exercice écoulé. Avec enthousiasme, il a défendu sa vision de préservation du savoir faire textile Made in France en produisant de simples slips, et sa stratégie de communication via les réseaux sociaux a suscité l'intérêt du jury. Sa persévérance a donc payé, dans une catégorie très disputée.


Des bras en plus, le RyanAir du déménagement

Traditionnellement, c'est dans la catégorie Services que la bataille fait rage, avec des concurrents nombreux et brillants. Face à plusieurs jeunes entrepreneurs "stars", qui conjuguent leur talent opérationnel avec une parfaite couverture médiatique de leurs activités, c'est un entrepreneur méconnu qui a été choisi. A 29 ans, Massoud Ayati, le cofondateur de la société de déménagement "Des Bras en Plus", a monté une activité solide, qui emploie une trentaine de salariés à temps plein. Son système de pilotage de l'activité en faisant varier les prix en fonction de la demande, à l'instar des compagnies aériennes low cost, a séduit le jury, qui a apprécié en outre son effort à former ses salariés, avec sa "Des Bras Academy". Nicolas Le Roux, conseiller technique du Président du Conseil Régional d'Ile-de-France, s'est réjoui :

"Le PLTJE nous permet chaque année de découvrir des entrepreneurs intéressants comme Massoud Ayati que nous ne connaissions pas encore. Et pourtant, notre travail de terrain nous permet d'identifier la plupart des créateurs d'entreprises en Ile-de-France !"

 

Dataiku, un logiciel pour nettoyer vos données 

Un nouveau venu s'est également illustré dans la catégorie Numérique. Florian Douetteau a cofondé il y a tout juste un an Dataiku, une société éditrice d'un logiciel qui accompagne ses clients dans le "big data" en leur permettant de nettoyer leurs données et d'en extraire des scénarios prédictifs d'aide à la décision. Les résultats obtenus sur le premier exercice ont surpris autant que la forme de la présentation de ce Normalien de 33 ans, aux allures de grand garçon timide. Mais les jurés ne se sont pas laissés abuser par cet air timoré. "Il joue le naïf, mais cet entrepreneur a assurément du potentiel", a ainsi relevé Eric Zglinicki, coordonnateur du réseau Ile-de-France de Bpifrance.


Comme les autres, le sport extrême à la portée des jeunes paralysés

Dans la catégorie Social Business, le jury a été ému par la présentation de Jonathan Jérémiasz. Ce "serial entrepreneur pour causes d'intérêt général" a confié comment l'accident de ski qui a rendu son frère paralysé l'a motivé à fonder l'association Comme les autres, qui propose des séjours de sports extrêmes aux jeunes récemment paralysés à la suite d'un accident. Mais ce sont surtout le réseau ONG Conseil et la SARL Handiamo! créées par cet entrepreneur de 34 ans qui ont convaincu les jurés, notamment Dominique Morelle, le directeur régional Paris Ile-de-France d'AG2R La Mondiale.

Bloomizon s'inquiète de votre apport en vitamines

De son côté, Dominique Gromas, directeur régional de Caisse d'Epargne, a été enthousiasmé par le projet de Mélanie Jonniaux, lauréate de la catégorie Start avec Bloomizon, qui vise à développer des programmes de compléments vitaminiques personnalisés. Jean-Pierre Dicostanzo, directeur régional d'Orange, prédit lui aussi un bel avenir à ce projet, avec l'essor des objets connectés et de la médecine personnalisée.

Les candidats sélectionnés pour la finale nationale pourront compter sur les conseils d'Alexandre Goujon, entrepreneur et membre de Paris Business Angels, qui, après les avoir bombardés de question en tant que juré, s'est proposé de les aider à affiner leur présentation en vue du Grand Oral le 29 avril.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :