Attractivité de l'Ile-de-France : excellent cru 2019, débuts prometteurs pour 2020

D'après les chiffres de Choose Paris Region, 415 entreprises se sont implantées en Ile-de-France en 2019. Malgré la Covid-19, 2020 recense de "sérieux projets", explique en exclusivité son président Franck Margain à La Tribune.
César Armand
Choose Paris Region a totalisé, l'an dernier, 415 implantations (52% de grands groupes, 28% d'ETI et 20% de PME) et 9.600 emplois.
Choose Paris Region a totalisé, l'an dernier, 415 implantations (52% de grands groupes, 28% d'ETI et 20% de PME) et 9.600 emplois. (Crédits : Reuters)

Des résultats "sans précédent". C'est ainsi que Franck Margain résume l'année 2019 en termes d'attractivité de la région Ile-de-France. Le Président de Choose Paris Region, l'agence de promotion de l'Ile-de-France qui travaille à l'accueil des entreprises et des investisseurs étrangers en France et dans la Région, a totalisé, l'an dernier, 415 implantations (52% de grands groupes, 28% d'ETI et 20% de PME) et 9.600 emplois.

"Une augmentation de 50% par rapport à 2018, soit 23 emplois par implantation en moyenne !" s'exclame celui qui se vante d'offrir des services sur-mesure tant avec son expertise du marché local que ses 80 collaborateurs en Europe, aux Etats-Unis et en Chine.

Le Royaume-Uni, deuxième pays investisseur

80% des questions des entreprises internationales souhaitant s'implanter dans la région-capitale tournent en effet autour de la formation professionnelle, de l'implantation physique (terrains et/ou bureau), de l'enseignement du français et de la langue des expatriés pour les conjoints et les enfants et du management salarial.

Devant l'Allemagne, l'Italie, le Canada, la Chine, le Japon et le Singapour, les Etats-Unis demeurent les premiers investisseurs et les premiers créateurs d'emplois, talonnés par le Royaume-Uni devenu en 2019 le deuxième pays investisseur. "Le nombre d'emplois qu'il a générés a bondi de 72%", précise Franck Margain.

"Ce n'est pas seulement un rapatriement lié au Brexit, mais le fait que l'Ile-de-France se repositionne dans la concurrence des métropoles européennes à la place de Londres", décrypte le président de Choose Paris Region. "Depuis le Brexit, nous avons toutes nos cartes à jouer. Ainsi depuis le référendum de 2016, 283 projets et 10.200 emplois ont été lancés."

Paris reste une valeur sûre

L'intra-muros reste une valeur sûre avec 63% des implantations et 43% des emplois (contre plus de 50% les années précédentes). "Le tiers restant est la preuve que la politique de Valérie Pécresse qui consiste à donner à l'Ile-de-France une vue plus élargie fonctionne", commente Franck Margain. Paris Ouest La Défense, Paris Saclay, Paris Charles de Gaulle, Orly et Marne-la-Vallée tirent ainsi leur épingle du jeu.

Entre le 3 février et le 2 mars 2020, Choose Paris Region et le département de l'Essonne ont mené une campagne de communication sur LinkedIn pour cibler 170.000 scientifiques de Grande-Bretagne, intitulée "Saclay Calling". "Elle a été largement vue avec 259.735 impressions", déclare à La Tribune le président du conseil départemental du 91 François Durovray. "Elle a été plus visible sur la cible chercheurs mais a obtenu un meilleur taux de clic chez les étudiants", ajoute-t-il.

Lire aussi : Brexit: l'Île-de-France veut faire venir les chercheurs britanniques à Saclay

"Dans le contexte actuel, le déconfinement ne nous permet toujours pas d'entrevoir une perspective, dans la mesure où nous sommes dans une logique qui va à l'encontre même de la mobilité. Tant que nous n'avons pas une visibilité parfaitement claire sur ce qu'il sera possible de faire, nous ne pouvons pas relancer cette campagne qui, bien sûr, présente le même intérêt et garde tout son sens." précise encore le patron de l'Essonne. "Dès que nous aurons une meilleure visibilité, nous nous remettrons à l'ouvrage avec nos partenaires (la Région bien sûr et Science Accueil) pour lancer la deuxième vague qui était normalement prévue au mois de juin", conclut-il.

"Un ralentissement des flux entrants" en 2020

Plus généralement, en 2020, "malgré un ralentissement des flux entrants" lié à la Covid-19, l'agence d'attractivité et de promotion de la région Ile-de-France recense 48 projets structurants avec 9.300 emplois (centres de recherche et développement, de décision, unités de production, plateformes logistique...) "dont 1.600 dans la mobilité, 1.500 dans le numérique, 1.160 dans les services, 700 dans la santé et la biotech" détaille son président.

Lire aussi : Écoles, masques, vélos... que contient le plan de déconfinement de Paris ?

César Armand

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Commentaires 3
à écrit le 18/05/2020 à 18:47
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C'était avant le coronavirus, le confinement, l'explosion du chômage et des dettes publiques, le triplement de la misère, la fuite des grandes villes, l'explosion du Télétravail, le blocage des négociation du brexit.... Bref, c'était dans un autre...

à écrit le 18/05/2020 à 15:07
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La quantité seule n'a aucun intérêt, seule la qualité compte et si c'est en grande quantité tant mieux.

à écrit le 18/05/2020 à 14:53
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sympa. on n'a toujours pas le bilan 2019 de Business France pour les investissements étrangers dans l'Hexagone. en novembre dernier, ils disaient que ces investissements, déjà à un niveau élevé en 2018, progressaient un peu sur les 10 premiers moi...

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