L'Île-de-France maintient son attractivité en 2018
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numérique, disruption, innovation
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En matière d'attractivité, l'Île-de-France se porte toujours bien. En 2018, la région a accueilli 409 investissements directs en provenance de l'étranger (IDE), soit un léger recul par rapport aux 417 projets de 2017. Mais dans un contexte de repli général des investissements internationaux en Europe, qui ont baissé de 7% en 2018, un tel résultat sonne comme une réussite, qui confirme que "l'Île-de-France maintient son niveau d'attractivité" selon le communiqué du conseil régional.
Ces bons résultats se retrouvent dans différentes catégories d'investissement. Les projets concernant des projets de centre de R&D ont par exemple augmenté de 32% par rapport à l'année dernière, ce qui tend à confirmer l'avantage de la région parisienne sur les secteurs des nouvelles technologies et de la recherche (IA, deep tech, biotechnologies, etc.).
Sur le plan géographique, les États-Unis restent la première source des projets d'investissement, mais voient leur part se réduire légèrement sur un an (de 26% à 24%). L'Europe, quant à elle, est à l'origine de 52% des IDE en France, devançant l'Amérique du Nord et l'Asie.
Ces bons résultats s'appuient sur plusieurs facteurs. Tout d'abord, la région dispose d'atouts structurels, comme son poids économique (800 milliards d'euros de PIB en 2018, presque le tiers du PIB français), son intégration dans le commerce mondial ou encore le vivier de main d'oeuvre diplômée. Ces éléments portent d'ailleurs Paris à la première place des métropoles les plus attractives d'Europe, aux dire de 37% des décideurs (contre 34% pour Londres). Selon les chiffres du conseil régional, la satisfaction des investisseurs internationaux pour la France atteignait 81% en 2018, soit huit points de plus qu'en 2016.
Des avantages qui lui ont permis de tirer son épingle du jeu dans la course que se livrent les métropoles européennes pour profiter des retombées du Brexit.
Ces projets concernent notamment les services financiers, dont les banques et les fintech, qui se voient fortement affectés par le Brexit. Une soixantaine de projets de transfert d'activité à Paris auraient été actés, auxquels seraient liés 3.200 emplois.
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Enfin, ces résultats s'appuient sur une politique proactive d'un certain nombre d'acteurs institutionnels et économiques de la région. Le conseil régional cite ainsi le lancement en janvier 2018 du « Paris Region Starter Pack », accompagnant des entreprises internationales, et du challenge sur l'intelligence artificielle.
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