L'Île-de-France maintient son attractivité en 2018

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En 2018, l'Ile de France a accueilli 409 projets d'IDE, soit la région la plus attractive d'Europe continentale.
En 2018, l'Ile de France a accueilli 409 projets d'IDE, soit la région la plus attractive d'Europe continentale. (Crédits : GettyImages)
Dans un contexte mondial marqué à la fois par le Brexit et le recul des investissements internationaux, la région Ile-de-France continue à tirer son épingle du jeu. En 2018, elle a accueilli 409 projets d'investissement direct à l'étranger, amenés à générer près de 6.300 emplois.

En matière d'attractivité, l'Île-de-France se porte toujours bien. En 2018, la région a accueilli 409 investissements directs en provenance de l'étranger (IDE), soit un léger recul par rapport aux 417 projets de 2017. Mais dans un contexte de repli général des investissements internationaux en Europe, qui ont baissé de 7% en 2018, un tel résultat sonne comme une réussite, qui confirme que "l'Île-de-France maintient son niveau d'attractivité" selon le communiqué du conseil régional.

Les États-Unis restent le premier investisseur

Ces bons résultats se retrouvent dans différentes catégories d'investissement. Les projets concernant des projets de centre de R&D ont par exemple augmenté de 32% par rapport à l'année dernière, ce qui tend à confirmer l'avantage de la région parisienne sur les secteurs des nouvelles technologies et de la recherche (IA, deep tech, biotechnologies, etc.).

Sur le plan géographique, les États-Unis restent la première source des projets d'investissement, mais voient leur part se réduire légèrement sur un an (de 26% à 24%). L'Europe, quant à elle, est à l'origine de 52% des IDE en France, devançant l'Amérique du Nord et l'Asie.

La région parisienne bénéficie du Brexit

Ces bons résultats s'appuient sur plusieurs facteurs. Tout d'abord, la région dispose d'atouts structurels, comme son poids économique (800 milliards d'euros de PIB en 2018, presque le tiers du PIB français), son intégration dans le commerce mondial ou encore le vivier de main d'oeuvre diplômée. Ces éléments portent d'ailleurs Paris à la première place des métropoles les plus attractives d'Europe, aux dire de 37% des décideurs (contre 34% pour Londres). Selon les chiffres du conseil régional, la satisfaction des investisseurs internationaux pour la France atteignait 81% en 2018, soit huit points de plus qu'en 2016.

Des avantages qui lui ont permis de tirer son épingle du jeu dans la course que se livrent les métropoles européennes pour profiter des retombées du Brexit.

"Depuis le référendum sur le Brexit du 23 juin 2016, 213 projets d'implantation, d'investissement ou de relocalisation d'équipes représentant 7.631 emplois ont été identifiés. Parmi ces 213 projets, la décision est déjà prise de se relocaliser en Île-de-France pour 90 projets représentant 4.160 emplois."

Ces projets concernent notamment les services financiers, dont les banques et les fintech, qui se voient fortement affectés par le Brexit. Une soixantaine de projets de transfert d'activité à Paris auraient été actés, auxquels seraient liés 3.200 emplois.

Enfin, ces résultats s'appuient sur une politique proactive d'un certain nombre d'acteurs institutionnels et économiques de la région. Le conseil régional cite ainsi le lancement en janvier 2018 du « Paris Region Starter Pack », accompagnant des entreprises internationales, et du challenge sur l'intelligence artificielle.

Lire aussi : Ce que prévoit le plan du gouvernement pour la recherche en intelligence artificielle

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Commentaires
a écrit le 18/03/2019 à 23:36 :
les investissements industriels sont en hausse de 63%, d'après ce recensement des projets.
a écrit le 18/03/2019 à 18:53 :
très forte hausse (+ 63%) des projets industriels.
a écrit le 18/03/2019 à 18:51 :
Par contre, il n'y a pas d'effet de ruissellement à attendre pour les autres régions. Au contraire : l'effet aspirateur sur la R&D des régions limitrophes sera accentué. Seules les régions éloignées de l'île de France résistent à cette tendance.

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