Grand Paris Express : la ligne 18 accélère sur le plateau de Saclay

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Paris-Saclay est également candidate à un appel à projets de l'Ademe sur les véhicules autonomes.
Paris-Saclay est également candidate à un appel à projets de l'Ademe sur les véhicules autonomes. (Crédits : DR (EELV))
Une convention foncière pour libérer les terrains nécessaires au tracé du Grand Paris Express sur le plateau de Saclay sera signée le 14 février prochain.

Le conseil régional francilien, l'Etat (l'établissement public d'aménagement de Paris-Saclay, la Société du Grand Paris qui réalise le super-métro, la préfecture de Paris Île-de-France) et la communauté d'agglomération de Paris-Saclay signeront, le 14 février 2019, une convention visant à libérer les terrains nécessaires au tracé de la ligne 18 du Grand Paris Express entre l'aéroport d'Orly et le CEA de Saint-Aubin. La seconde partie entre le CEA Saint-Aubin et Versailles-Chantier est toujours prévue à l'horizon 2030.

"Nous nous sommes battus sur le sujet au cours des derniers mois", souligne auprès de La Tribune Michel Bournat, maire (LR) de Gif-sur-Yvette et président de l'agglomération Paris-Saclay.

"Après les rumeurs sur l'abandon de la ligne 18, la situation se clarifie et se confirme. C'est un signal fort envoyé au monde académique, au monde économique et au monde politique."

"Un événement déclencheur pour l'arrivée d'entreprises"

Concrètement, les trois types de terrain concernés sont les emplacements des gares de demain, le futur site de maintenance situé à Palaiseau, ainsi que les parcelles situées en-dessous du viaduc pour la partie aérienne. "Dans la majorité des cas, ce sera une cession à titre gratuit. Il reste encore des négociations financières sur les ZAC où étaient prévus des aménagements", explique le maire (UDI) d'Igny et vice-président de Paris-Saclay chargé de la mobilité et des transports Francisque Vigouroux.

Initialement prévue pour 2024 puis pour 2027 après l'annulation de l'Exposition universelle de 2025, cette portion de la ligne 18 devrait arriver au second semestre 2026. "Je veux y croire", souligne Jean-François Vigier, après la venue de trois présidents de la République sur le site en quelques années. Le maire (UDI) de Bures-sur-Yvette et vice-président chargé du développement économique de l'agglomération espère que "ça va être un événement déclencheur pour l'arrivée d'entreprises. Beaucoup ont été refroidies par le décalage de trois ans."

Des alternatives en attendant le Grand Paris Express

En attendant la livraison du Grand Paris Express, tous les modes de transport, individuels ou collectifs, sont déjà saturés dans cette zone à cheval entre l'Essonne et les Yvelines. Le maire (LR) de Palaiseau et délégué spécial de la région chargé des nouvelles mobilités, Grégoire de Lasteyrie, a ainsi annoncé hier le renforcement des lignes de bus pour accéder et partir du plateau. Paris-Saclay est également candidate à un appel à projets de l'Ademe sur les véhicules autonomes avec Transdev, Renault et Nokia, mais sans attendre les résultats, expérimentera cette solution au printemps prochain. La communauté d'agglo travaille également à un agrégateur de données de vingt acteurs privés et publics de la mobilité pour bâtir un algorithme qui recommanderait un ou des type(s) de transport selon l'horaire et l'itinéraire. Le dispositif devrait être présenté dans les deux à trois mois.

En octobre 2017, Emmanuel Macron avait par ailleurs émis le souhait de voir le pôle universitaire et scientifique évoluer "vers un MIT à la française". Son rêve : "faire éclore une licorne dans quelques années". Le chef de l'Etat avait néanmoins rejeté "toute tentative d'uniformisation vouée à l'échec" actant l'existence de deux pôles complémentaires aux "éléments transversaux" . D'une part, l'université de recherche intensive "Université Paris-Saclay ", concentrée à Orsay et Gif-sur-Yvette, qui regroupera les universités de Paris-Sud, Versailles-Saint-Quentin, Évry, Centrale Supélec, ENS Paris-Saclay et l'IOGS (Institut d'optique Graduate School) ; et d'autre part, une alliance de grandes écoles avec l'X, l'ENSTA, l'ENSAE, Telecom Paris Tech et Telecom SudParis.

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Commentaires
a écrit le 10/01/2019 à 7:57 :
L'ile de france est sinistre.
a écrit le 08/01/2019 à 19:31 :
Y a toujours eu des difficultés pour circuler dans le coin (en arrivant par l'A6 en 1980 ça allait bien), Danone s'est installé vers l'X (venant de Paris, de la montagne St Geneviève), plus le temps passait plus il fallait arriver tôt pour avoir la route libre. SupElec était initialement à Montrouge, ou dans le coin.
C'était un mirage l'idée (très ancienne) d'avoir une ligne RER arrivant sur le plateau. Quand des stagiaires ou visiteurs venaient sur le plateau de Saclay, il fallait souvent aller les chercher à Orsay en voiture....
Heureusement qu'il reste encore des champs, ça laisse de l'espace libre face à la "densification" (l'université d'Orsay a l'avantage d'être dans la verdure).
Finalement ça va arriver une fois arrivé à la retraite, des collègues du labo en parlaient au début de ma carrière. :-)

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