Grève de la RATP et de la SNCF : Pécresse veut "une loi de service garanti"
César Armand

Le président de la CPME Paris Île-de-France Bernard Cohen-Hadad et la présidente du conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse.
C.A.
César Armand

Le président de la CPME Paris Île-de-France Bernard Cohen-Hadad et la présidente du conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse.
C.A.
"Il faut une loi de service garanti avec des postes à astreinte. Si on ne les fait pas, c'est un motif de licenciement", martèle Valérie Pécresse. Invitée de la confédération des PME parisiennes et franciliennes (CPME Paris Île-de-France) ce 20 décembre, la présidente de la région laisse éclater sa colère.
Aussi, quand le président de la CPME Île-de-France, Bernard Cohen-Hadad, s'insurge contre "une minorité de syndicalistes jusqu'au-boutistes", elle rappelle son exigence d'"un remboursement intégral" des "clients" franciliens. "Le mot 'usagers' est bien commode. Quand le service n'est pas fait, ce n'est pas remboursé." estime-t-elle.
A ses yeux, la RATP a fait "un peu mieux" que la SNCF. Si Valérie Pécresse témoigne de son "affection" et de son "admiration" pour sa PDG Catherine Guillouard, elle juge néanmoins que la situation reste "inaudible" pour les voyageurs.
Dans le contrat qui lie l'autorité organisatrice IDFM et les opérateurs depuis 2016, il est précisé qu'en cas de "perturbations significatives résultant d'un préavis de grève", la RATP doit faire rouler "50% des trains" aux heures de pointe. Il n'est en revanche nullement question de pénalités si cet engagement n'est pas tenu.
C'est pourquoi Valérie Pécresse en appelle à l'Etat, "tutelle politique et économique" de ces monopoles. De même, elle annonce qu'elle va "réfléchir beaucoup plus à l'ouverture à la concurrence". Entre 2023 et 2039, tous les transports publics franciliens seront effectivement ouverts à la concurrence: d'abord les lignes de Transilien, puis le Grand Paris Express, et enfin le métro.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Valérie Pécresse a, enfin, un avis bien tranché sur la transformation en cours de la gare du Nord. "C'est un scandale que cette porte d'entrée de l'Europe du Nord et de Roissy soit livrée aux dealers", s'emporte-t-elle. "Les Verts disent que ça va mettre à mal le commerce local, mais il est injuste que les habitants de Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise n'aient pas de commerce en sortant de leur train."
César Armand