Île-de-France  : Pécresse dévoile ses « mesures d'urgence » pour l'emploi

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Comment relancer l'emploi en Île-de-France, sans dépenser trop ?
Comment relancer l'emploi en Île-de-France, sans dépenser trop ? (Crédits : Thomas Gogny pour La Tribune)
Valérie Pécresse a détaillé son plan pour l'emploi en Île-de-France lundi 21 mars. Mais dans un contexte financier contraint.

La relance de l'emploi en Île-de-France, dont le taux de chômage atteignait tout de même 9,1 % au troisième trimestre 2015, est le principal objectif de la nouvelle présidente  "Les Républicains" de la région, Valérie Pécresse. Dans ce cadre, elle a détaillé lundi ses mesures d'urgences.

Pourtant, en parallèle aux réductions de dotation de l'Etat aux collectivités locales, la nouvelle mandature francilienne s'est elle-même imposée une rigueur budgétaire qui rend, de fait, plus difficile à mettre en œuvre une stratégie de reprise de l'emploi. La région veut donc faire mieux sans dépenser beaucoup plus. Pour ce faire, elle se repose principalement sur deux axes : d'une part intervenir en garantie pour les financements des TPE et des PME, et d'autre part s'appuyer sur l'Etat pour accroître le nombre de formations, l'une des principales compétences de la région.

Soutenir les micro-prêts aux entreprises

Concrètement en matière de crédits, la région compte tout de même augmenter de 8 % le budget de son outil d'aide financière au développement des entreprises franciliennes « PM'up », à 28 millions d'euros en 2016 - le budget total de la région s'élevant à 4,9 milliards d'euros. En parallèle, pour débloquer les situations de petites entreprises auxquelles les banques ne souhaitent pas prêter, faute de caution suffisante apportée par les dirigeants, la région se dit « prête à garantir des micro-prêts ». Ils le seront pour des montants inférieurs à 50.000 euros à destination « des entreprises de moins de 50 salariés ayant plus de 3 ans d'existence et exerçant l'essentiel de leur activité sur le territoire francilien ».

Garantir des financements

Plus précisément, l'idée de Valérie Pécresse serait que la région garantisse des prêts de 5 ans, « avec un an de différé d'amortissement, et sans caution prise sur le dirigeant ». Ainsi, la région compte apporter 6 millions d'euros de garantie qui permettront de débloquer 25 millions d'euros de prêts, selon ses estimations.

Par ailleurs, la région se dit prête à augmenter sa participation au fonds régional de garantie (FRG) qui intervient pour partager le risque de financement avec les banques pour des financements de PME. Ce fonds a permis en 2015 de garantir 400 millions d'euros de prêts bancaires avec une dotation régionale de 13 millions d'euros, rappelle la région capitale, qui n'a toutefois pas concrètement communiqué de montant quant à la hausse de sa participation dans le FRG.

S'appuyer sur l'Etat pour les formations

Concernant les efforts en matière de formation, Valérie Pécresse compte en premier lieu s'appuyer sur le plan 500.000 formations de l'Etat qui financera dès 2016 les efforts supplémentaires des régions en la matière. Une enveloppe d'un milliard d'euros sera dédiée à cet effet. Autrement dit, les actes de formation supplémentaires de la région en 2016 seront intégralement financés par l'Etat. En parallèle, Pôle emploi va s'engager auprès de la région Île-de-France à répondre plus rapidement aux sollicitations des demandeurs d'emplois, c'est à dire en moins d'un mois.

Plus d'apprentis

L'apprentissage en Île-de-France sera aussi mis en avant. Le nombre de formations en apprentissage avant le bac pour les jeunes passerait d'environ 32.000 aujourd'hui à 60.000 d'ici la fin de la mandature. Plus globalement, Valérie Pécresse compte augmenter le nombre total d'apprentis à 100.000 d'ici la fin de sa mandature, contre 80.000 aujourd'hui. L'objectif étant de « fluidifier la circulation des offres d'emplois en apprentissage afin qu'aucune ne reste insatisfaite ».

Enfin, la région capitale va prendre en charge les formations individuelles qui relèvent aujourd'hui de Pôle emploi. Et les formations collectives, déjà pris en charge par la région, seront quant à elles triplées à 6.000 unités.

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Commentaires
a écrit le 26/03/2016 à 10:16 :
Encore faudrait-il que la region finance des formations dans les organisme publique ( l'AFPA et le GRETA ) pas des pseudo formation faite par les boites privés
a écrit le 23/03/2016 à 17:12 :
Enfin des compétences pour gérer notre région ! Fini le clientélisme de gauche , fini les dépenses somptuaires au profit d'une minorité de copains ! Bravo Madame Pécresse , nous vous soutenons .
a écrit le 23/03/2016 à 11:42 :
Boniment,ou bonnetot!!!!
Avec quelles entreprises,peut-on accroître ou créer de l'emploi???
Dans le contexte actuel,il faut être suicidaire pour embaucher ou créer une entreprise.
Le comble,dans cette région Idf,les anciens combattants,n'ont plus le droit à la gratuité des transports franciliens,.
Nombreux sont ceux qui en fin de carrière recherche un emploi,car la solde,ne permet pas de faire face aux dépenses familiales,et imputer le transport ,sur le revenu s'il existe de ce nouveau travail,et lourd à supporter.
respecter les anciens combattants ,est-ce trop demander??
a écrit le 22/03/2016 à 17:56 :
Pour son plan pour l'emploi, elle devrait demander à son mari, Jérôme PECRESSE, vice-président d'ALSTHOM.

6000 licenciements boursiers en EUROPE, dont 800 en Île-de-France.
Mais lui, va toucher 2 millions d'euros pour services rendus. Comme quoi, on comprend que le problème en FRANCE, ce sont les indemnités prud'hommales....

Je compte sur le BOYCOTT de la TRIBUNE...

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