Attractivité de la France : la sortie du baromètre reportée sine die
César Armand

Le report de cette publication tant attendue interroge (Photo d'illustration).
Reuters
César Armand

Le report de cette publication tant attendue interroge (Photo d'illustration).
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Les nuages noirs ont-ils viré à l'orage ? Selon nos informations, le baromètre annuel de l'attractivité, réalisé par Business France, ne sera pas présenté mercredi prochain. « La communication a été reportée à une date non définie pour le moment », confirme à La Tribune une source interne. En novembre dernier, la moitié des investisseurs étrangers interrogés par le cabinet de consultants EY annonçait avoir réduit ses projets après la dissolution de l'Assemblée nationale en juin dernier.
Alors que les investissements immobiliers ont lourdement chuté en France en 2024, certains parlant de décrochage, d'autres d'année « chaotique », et que les défaillances d'entreprises explosent dans tout le pays, le report de cette publication tant attendue interroge. Faut-il y voir les conséquences de l'instabilité politique depuis maintenant sept mois ? Des difficultés croissantes à l'image du Royaume-Uni, « grand perdant » du Brexit, cinq ans après le funeste référendum ?
L'année dernière, la France conservait la première place de l'attractivité en Europe avec 1.815 décisions d'investissement recensées et à la clé, 60.000 emplois créés ou maintenus d'ici à 2027. À la manœuvre, 56 pays, dont les États-Unis, l'Allemagne et la Grande-Bretagne sur le podium. Est-ce à dire que l'Hexagone ne fait plus rêver ? Les décideurs économiques et leaders d'opinion réunis à Davos n'ont-ils d'yeux que pour l'Argentin Javier Milei ou l'Américain Donald Trump qui leur déroule le tapis rouge ?
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Point du tout, rétorque à La Tribune, le président de Business France, cette organisation qui fête ses dix ans et qui aide les sociétés tricolores à exporter tout en convainquant les entreprises étrangères de s'implanter. « Au global, la France est mieux que l'Union européenne. Il n'y a donc pas de mauvaises nouvelles outre mesure », assure ainsi Pascal Cagni.
César Armand