Le Brexit et les mouvements sociaux ont fait vaciller le tourisme en Île-de-France

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Le trafic aérien des aéroports parisiens a toutefois progressé de 2,5% à 108 millions de passagers.
Le trafic aérien des aéroports parisiens a toutefois progressé de 2,5% à 108 millions de passagers. (Crédits : Charles Platiau)
Les incertitudes liées au Brexit et les mouvements sociaux ont fait stagner l'an dernier la fréquentation touristique à Paris et en Île-de-France, comparé à 2018 qui avait été une année record, selon le Comité régional du tourisme (CRT).

Les arrivées hôtelières ne sont qu'en très léger recul (-0,1%) à 35,4 millions en 2019, grâce au soutien de la clientèle française qui en a représenté 18,8 millions - un nombre record -, soit 408.000 de plus que l'année d'avant, selon le bilan annuel du CRT publié lundi.

Cela a quasi intégralement compensé le recul des clientèles internationales, qui avec 16,6 millions d'arrivées, sont en retrait de 431.000, détaille-t-il.

"Les incertitudes autour du Brexit, les mouvements sociaux en France, le contexte économique européen moins dynamique ainsi que les tensions commerciales mondiales ont freiné la venue de certaines clientèles dont notamment les Britanniques, les Chinois et les Proche et Moyen-Orientaux", commente le CRT.

47.000 Américains de plus en 2019

En 2018, les 35,5 millions d'arrivées hôtelières enregistrées dans la capitale et sa région avaient constitué un record, rappelle-t-il.

Toutefois, les recettes du tourisme ont été équivalentes, en 2019, à ce qu'elles avaient été l'année précédente, à 21,7 milliards d'euros - elles avaient alors bondi de 974 millions.

Parmi les cinq pays qui ont fourni les plus grands contingents de visiteurs étrangers l'an dernier, seuls ceux en provenance des Etats-Unis ont légèrement progressé, avec 2,64 millions d'arrivées, soit 47.000 de plus.

Les quatre suivants s'inscrivent en recul, en particulier les Britanniques (-266.000 arrivées à 1,86 million), mais aussi dans une moindre mesure, les Allemands (-19.000 à 1,25 million), les Espagnols (-30.000 à 1,11 million) et les Chinois (-85.000 à 950.000).

Le trafic aérien des aéroports parisiens a toutefois progressé de 2,5% à 108 millions de passagers, dopé par les vols internationaux hors Europe (+3,7%) et européen (+2,5%) tandis que le trafic hexagonal s'effritait (-0,3%).

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Commentaires
a écrit le 25/02/2020 à 8:13 :
C'est l'objectif des mouvements sociaux de paralyser l'activité commerciale et économique, et,donc d'appauvrir le citoyen.
a écrit le 24/02/2020 à 18:37 :
Le Brexit a toujours "la côte" comme excuse alors que ce n'est que "le mal être" du vivre dans cette zone administré par l'UE de Bruxelles!
a écrit le 24/02/2020 à 15:38 :
Et l'impact des canicules sur le tourisme ne commence il pas à être étudié ? Parce que ce n'est pas agréable de faire du tourisme par 40° non plus.

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