Logement et transport : l’Île-de-France est-elle encore attractive ?
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métro, Paris, île-de-France
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« Ma conviction est que le prochain mouvement de révolte dans l'espace métropolitain sera sur la question du logement. » En plein débat sur les attentes des habitants des quartiers, le maire (DVG) de Nanterre interpelle le président de la République. « Toutes les lois prises en matière de logement ne vont pas conduire à une amélioration », s'alarme Patrick Jarry auprès d'Emmanuel Macron.
La loi sur l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (Élan), promulguée l'hiver dernier, a-t-elle justement provoqué le fameux « choc d'offre » promis par le gouvernement à l'unisson ? Il est sans doute trop tôt pour le dire, mais le ministre de la Ville et du Logement admet auprès de La Tribune que la cherté de l'habitat constitue « l'une des raisons qui ont amené à la colère exprimée par les "Gilets jaunes" ».
La maîtrise des loyers et la construction de logements sociaux figurent effectivement en tête des revendications exprimées dans les 3.000 contributions recensées dans les 500 mairies franciliennes ayant ouvert des « cahiers citoyens ». « Le logement apparaît comme une réelle source de tension, ce sujet étant nettement plus cité en Île-de-France qu'ailleurs parmi les sujets de préoccupation », est-il également écrit dans l'enquête « Baromètre des territoires » réalisé par Elabe auprès de 1202 Franciliens pour l'institut Montaigne.
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Avec 720.000 familles en attente de logement social (dont un tiers déjà logées), 60.000 habitants supplémentaires chaque année et un prix moyen du mètre carré de 5.000 euros, dont un pic à 10.000 euros à Paris, l'équation entre la demande et l'offre semble insoluble. À l'approche des élections municipales, qui freinent souvent les maires dans la délivrance de permis de construire, les professionnels pensent pourtant avoir trouvé le remède : la densification en lieu et place de l'étalement urbain.