Le Parapactum, le parapluie blindé qui fait le succès de la manufacture de Cherbourg
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Qui ne connaît pas le parapluie de Cherbourg ? Dans l'imaginaire du Français, la marque le dispute au Frigidaire ou à la fermeture Éclair. Elle est d'ailleurs l'une des rares à être admise dans la boutique de l'Élysée avec les boules de pétanque Obut ou la marinière Saint James. Née vingt ans après le film de Demy, elle a vu le jour en 1986 à l'initiative d'un photographe natif du Cotentin. Trente ans plus tard, cette Rolls du pépin, reconnaissable à ses deux lanières, est toujours entièrement fabriquée à la main dans le port normand.
L'an dernier, il s'en est écoulé 15.000 exemplaires, dont un cinquième à l'étranger. La manufacture d'une vingtaine de salariés qui le produit devrait clôturer son exercice sur une croissance proche de 70 %.
Pour marquer sa différence, la PME possède une seconde arme secrète qui lui a ouvert d'autres portes du palais de l'Élysée : le Parapactum. Adopté par le Groupe de sécurité de la présidence de la République, cet accessoire ne s'expose pas, lui, en boutique, mais a son stand au salon Milipol. De loin, il ressemble à un inoffensif parapluie, mais les similitudes s'arrêtent là...
À lire également
Vendu, suivant les versions, de 10.000 à 15.000 euros pièce, soit cent fois plus que son cousin des villes, il pèse 2,5 kilos et est constitué de plus de 170 pièces. Protégé par un tissu anti-lacération, il est réputé capable d'arrêter un coup de couteau, de résister à un jet de pavé ou de stopper un chien ou un agresseur dans son élan.
Nathalie Jourdan