... et même l'habitat classique.
C'est une des galères des utilisateurs de camping-car, de vans ou de caravanes, et une véritable plaie pour l'environnement. « Un utilisateur de camping-car produit en moyenne un litre et demi d'urine par jour. Avec deux personnes à bord, cela représente près de neuf litres en trois jours dont il faut se débarrasser et qui finissent trop souvent dans la nature », explique Alexandre Evrard, passionné de sports nautiques, confronté à cette problématique lorsqu'avec son compère Gustav Sievers, il sillonnait les routes pour aller de spot en spot.
Respectivement, ingénieur en conception mécanique dans le nautisme et docteur en sciences de l'environnement, spécialisé dans les procédés électrochimiques, Alexandre et Gustav ont relevé leurs manches et mis leur matière grise à contribution pour mettre au point une alternative aux toilettes chimiques, généralement installées à bord des véhicules, qui nécessitent d'être régulièrement vidangées. De là est née, en 2020, la startup Etteliot, anacyclique du mot toilette. « Parce que l'on veut révolutionner le marché des toilettes », ambitionne le co-fondateur d'Etteliot, accompagnée depuis trois ans par le réseau nantais Atlanpole et la Manufacturing Factory, et tout récemment intégré à l'incubateur multisites (Nantes, Brest, Rennes) de l'école d'ingénieurs IMT Atlantique. « Pour, cette fois, s'affranchir des problématiques d'entreprenariat, d'industrialisation, de partenariat, de financement, de réseau, de marché...»
Lancés dès 2016, avec l'objectif de mettre au point un système de traitement des urines et de combustion des matières fécales avec de l'hydrogène, les premiers travaux d'Etteliot (ex-H2Trone) ont été focalisés sur l'urine pour vérifier que le marché existait bel et bien.