Startups : comment le français Tinyclues compte changer le marketing grâce à l'IA

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David Bessis, le fondateur et Pdg de Tinyclues.
David Bessis, le fondateur et Pdg de Tinyclues. (Crédits : DR)
La startup parisienne Tinyclues vient de boucler une levée de 18 millions de dollars. Elle mise sur l'intelligence artificielle pour comprendre les signaux faibles des acheteurs potentiels afin de permettre aux marques un ciblage marketing d'une précision inédite.

L'intelligence artificielle rebat les cartes dans tous les secteurs, et celui du marketing n'y échappe pas. Dans ce domaine, les solutions technologiques sont déjà nombreuses pour mieux cibler les clients, comprendre leurs habitudes et anticiper leurs désirs d'achats afin de personnaliser le marketing. Ce qui n'empêche pas les marques de "cibler dans le vide" avec des newsletters très peu ouvertes, ou encore de créer des campagnes avec des réflexes du passé, comme les marketing pensé pour la fameuse "ménagère de moins de 50 ans".

L'intelligence artificielle pourrait combler cette faille, estime David Bessis, le fondateur et Pdg de la startup parisienne Tinyclues. L'entrepreneur vient de boucler une Série B (2è levée de fonds institutionnelle) de 18 millions de dollars (14,6 millions d'euros) auprès du fonds international basé à Stockholm EQT Ventures. Ses investisseurs historiques, les français Alven Capital, ISAI et Elaia Partners, ont également remis au pot pour aider l'entreprise à se déployer à l'international.

Repérer les "signaux faibles" d'intérêt et les clients de demain

Pour repenser le marketing à l'heure de l'intelligence artificielle, Tinyclues (qui signifie "petits indices" en français) mise sur le "deep learning", l'apprentissage profond et en continu sur la base d'un énorme volume de données.

"Seulement une petite fraction des clients, 1% environ, vont visiter votre site et vous fournir des indications d'achats claires. Les solutions actuelles de ciblage et de remarketing sont très efficaces sur cette cible, ou pour adresser ceux qui ont déjà acheté. Notre différence est de savoir traiter les autres 99%, les consommateurs qui n'ont pas acheté, qui le veulent mais qui ne vous l'ont pas encore dit. Le cycle de l'achat ne commence pas sur votre site, sur Google ou sur les comparatifs de prix. Nous créons l'intelligence des campagnes marketing", explique David Bessis.

Les algorithmes -propriétaires- développés par le mathématicien de formation depuis 2013 permettent à Tinyclues de "capter les signaux implicites" contenus dans les données anonymisées des internautes. Les marketeurs peuvent ainsi identifier les futurs acheteurs pour tout produit ou service mis en avant dans une campagne, ce qui leur permet de créer rapidement des offres pertinentes destinées à des audiences réellement intéressées.

Conquérir les États-Unis

La startup revendique plus de 80 clients grands comptes, dont Air France, Cdiscount, Club Med, Fnac Darty, Lacoste, Arcadia, OUI.sncf ou Vente-privee.com. En moyenne, l'outil de Tinyclues -un logiciel commercialisé en SaaS- a permis d'augmenter de 49% le chiffre d'affaires de leurs campagnes marketing.

"La solution Tinyclues change la donne, mais pas seulement pour les campagnes marketing : elle promet de révolutionner une chaîne de valeur bien plus large incluant notamment le category management, le merchandising et la relation client. Avec son expertise unique en Deep AI et une équipe de classe internationale, Tinyclues est en train de transformer un marché mondial de plusieurs milliards de dollars", estime Alastair Mitchell, associé et conseiller en investissements chez EQT Ventures.

La société -qui revendique une croissance à trois chiffres en 2017- va utiliser cette nouvelle levée de fonds pour accélérer son expansion internationale, notamment aux Etats-Unis où elle dispose déjà d'un bureau situé à New York. David Bessis compte aussi investir dans la R&D, pour "conserver l'avance technologique" sur les concurrents, dans un secteur en pleine mutation sous l'effets des nouvelles technologies.

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a écrit le 23/02/2018 à 10:16 :
pour l'anectote...... quand les signaux forts ne donnent aucun resultat, on passe aux signaux faibles....
pdt la campagne francaise, les signaux faibles deceles par certains ont donne lepen au 2eme tour ( moi j'ai decele ca en regardant la methodologie utilisee et utilise la pratique des sondages...)
les memes signaux, tres suivis pour le deuxieme tour donnaient lepen gagnante, ce qu'on ne voyait pas ailleurs.........
comment voulez vous regler des pbs avec des gens mono culture qui ne maitrisent aucun outil et ne regardent que leurs pieds quand ils travaillent?
a écrit le 23/02/2018 à 10:11 :
ca devient vraiment fatiguant......... l'ai resoud tout...... de la supplychain au marketing, de la finance aux achats, du droit fiscal au droit social, ca change les tuyaux de plomberie, et ca donne les cours de bourse ( rigolez pas je connais de sgens qui m'ont pretendu avoir fait ca...)
depuis qu'il y a l'intelligence articficielle, il est urgent de ne plus reflechir......... oui pour le reste, avant il y avait deja les outils ( et on ne voit pas en quoi un modele deep sera plus performant, hein)....... personne n'a jamais trop voulu s'y interesser......
remarquez, ne blamons personne, la dispense de reflexion a commence dans les entreprises avec la mise en place des erp, aps, et systemes decisionnels mis entre les mains de n'importe qui, pourvu que ca ne coute pas cher........
on peut meme dire que ca commence a l'ecole, vu le niveau en langue et en calcul des enfants francais..........
y a peut etre de l'espoir, le gouvernement veut que les enfants sachant de nouveau compter, et apprennent un peu l'anglais ( alors on va leur payer le toefl)
peut etre que dans 30 ans, quand l'ai aura pris la meme defroquee que le datamining, on atterira

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