Il fallait de l'imagination, il y a trois ans, pour envisager un finish aussi serré. À trois semaines de la fin de période de qualification pour le marathon des JO de Paris 2024, cinq coureuses tricolores ont déjà validé les minima - 2 h 26' 50" - pour trois tickets à saisir, alors que la France n'a jamais compté plus d'une représentante lors des quatre derniers Jeux olympiques. La Fédération française d'athlétisme (FFA) ayant choisi de favoriser les deux meilleures au 31 janvier, Mekdes Woldu et Mélody Julien sont déjà présélectionnées : elles ont réalisé respectivement 2 h 24' 44" et 2h 25' 01" à Valence (Espagne) en décembre.
Mais derrière, la concurrence pousse. Méline Rollin, 25 ans, a frappé fort le 18 février à Séville (Espagne) en battant le record de France de Christelle Daunay, vieux de quatorze ans, en 2 h 24' 12". Minima en poche depuis décembre, Manon Trapp et Fadouwa Ledhem se voient contraintes de courir de nouveau et de viser le record national pour espérer décrocher le dernier billet. La première a prévu de s'aligner à Rotterdam (Pays-Bas) dans une semaine, la seconde à Hambourg (Allemagne) le 28 avril. « La perspective de participer à des Jeux à domicile les a motivées, avance Christelle Daunay, championne d'Europe en 2014. Le marathon est une discipline légendaire, avec des minima plus abordables que ceux du 10 000 mètres. »