Athlétisme : Kevin Mayer, le chemin de Paris ou l’impasse de Rome
Mickaël Caron
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Kevin Mayer à San Diego (Californie), en mars.
© LTD / SANDY HUFFAKER/AFP
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Kevin Mayer à San Diego (Californie), en mars.
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Même s'il doit sa présence aux championnats d'Europe à Rome à une invitation de l'organisation, il est assez logique de retrouver Kevin Mayer à deux pas de la cité vaticane, après plusieurs semaines à vivre « comme un moine, dans la paix et le calme ». « Ces derniers temps, dès que je sortais, on me criait : "Quand est-ce que tu te qualifies pour les JO ?" raconte la vedette du décathlon, en quête d'une quatrième participation et d'un troisième podium, après l'argent à Rio (2016) et à Tokyo (2021). Les gens m'attendent parce que je les ai fait vibrer dans le passé. Je le comprends, mais la pression que je me mets est suffisante. »
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Des mots prononcés avec le sourire, vendredi après-midi. Deux jours plus tôt, une « énorme tension » au quadriceps l'a fait grimacer. Le lendemain, la douleur avait disparu. « J'ai appris à ne pas trop écouter mon corps », glisse le double champion du monde (2017 et 2022). Sauf quand les sensations sont rassurantes. Or, physiquement, Mayer se sent « mieux » qu'à San Diego (États-Unis), où il avait abandonné après quatre épreuves, en mars, à cause d'un adducteur récalcitrant. Le début d'une séquence de doutes. À quelques heures de son entrée en piste pour les séries du 100 mètres, demain matin, il ne sait toujours « pas trop » ce qu'il a dans les jambes.
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