Claude Lelouch : « Mes copains qui avaient décidé de fuir Paris ont bien eu tort »
Propos recueillis par Joséphine Simon Michel
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Claude Lelouch, réalisateur.
© LTD / Franck Castel/ABACAPRESS
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Claude Lelouch, réalisateur.
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Au lendemain de l'ouverture des Jeux olympiques de Paris, celui qui est l'un des plus grands réalisateurs français nous fait partager ses émotions en tant que citoyen et homme de spectacle. Son 51e long-métrage, intitulé Finalement, sera présenté à la Mostra de Venise fin août et sortira en salles le 13 novembre.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Vous le cinéaste, quel regard portez-vous sur cette cérémonie d'ouverture ?
CLAUDE LELOUCH - J'ai vécu un rêve. Il n'y a jamais d'overdose de bonheur. Je suis très fier et très heureux de ce que j'ai vu, de cette mise en scène, de cette synchronicité. C'est un véritable travail d'orfèvre, une œuvre admirable, magnifique. Et puis l'émotion a toujours été plus forte que la technique. Bravo à tous ceux qui ont fabriqué ce spectacle magique et merveilleux.
Mais la pluie a-t-elle, selon vous, gâché en partie la fête ?
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Tout tenait à très peu de choses. Il y avait tellement de technologie, d'effets spéciaux que la cérémonie aurait pu être gâchée par un grain de sable. Ce grain de sable, c'était la pluie, et à mon avis elle a davantage ajouté de l'émotion. C'était bouleversant de regarder les porteurs de la flamme, tous ces champions, actuels et anciens, trempés mais heureux. Comme une sorte d'exploit, de métaphore de l'olympisme. Nous étions tous sous des trombes d'eau mais personne n'a bougé tant nous étions subjugués par le spectacle. Les miracles ont eu lieu, se sont ajoutés les uns aux autres. Arriver à faire autant rêver les gens, c'est la magie de notre métier, celui de la mise en scène.
Propos recueillis par Joséphine Simon Michel