368 start-up prêtes à embarquer sur une Silicon Valley flottante au large de la Californie

Deux entrepreneurs de la Silicon Valley, Max Marty et Dario Mutabdzija, chercheraient actuellement à lever 27 millions de dollars pour mettre à flots Blueseed, leur projet de paquebot qui reproduirait au milieu des eaux territoriales internationales un écosystème favorable aux jeunes pousses. Avec en prime, un cadre législatif et réglementaire des plus souples.
Une des vues d'artistes proposées pour le projet Blueseed. (DR)
Une des vues d'artistes proposées pour le projet Blueseed. (DR) (Crédits : DR)

Obtenir un visa de travail aux Etats-Unis est, pour le moins, compliqué. Et si le Congrès américain réfléchit actuellement à permettre aux étrangers qui voudraient fonder leur entreprise sur leur sol d'accéder plus facilement au précieux sésame, les conditions d'attribution du futur «visa entrepreneur» qui se dessine restent drastiques. Confrontés à ce problème administratif qui limite le recrutement de talents étrangers, deux entrepreneurs de la Silicon Valley proposent une solution simple : s'installer dans les eaux territoriales internationales, qui échappent au droit américain. Ils envisagent de jeter l'ancre à 12 miles nautiques de San Francisco.

Leur projet, baptisé Blueseed, consiste à recréer sur un navire de croisière -qui pourrait prendre la forme d'une île- tout l'écosystème favorable aux start-up. Ils accueilleraient des entrepreneurs étrangers à la tête de jeunes pousses en phase d'accélération. Ils trouveraient sur le bateau des bureaux et des logements, mais aussi des cafés et des parcs.

27 millions de dollars pour lever l'ancre

Selon le Los Angeles Times, Max Marty et Dario Mutabdzija cherchent à lever 27 millions de dollars pour donner le coup d'envoi à ce projet en gestation depuis plus d'un an, qui a reçu l'appui de 65 partenaires : des incubateurs du monde entier (Etats-Unis, Chili, Inde, Japon, Canada, Pays-Bas, Allemagne, Russie, Chine, Portugal, Pologne, Pérou, Royaume-Uni, Turquie, Espagne), quelques universités et... le motoriste et constructeur de voitures de luxe Rolls Royce. Il a en outre suscité l'intérêt de 368 entreprises clientes potentielles.

S'affranchir des formalités de visa et autres avantages d'une localisation dans les eaux territoriales internationales

Bien que la question de l'immigration soit au c?ur de l'argumentaire des deux porteurs du projet Blueseed, seul un tiers de leurs clientes potentielles considère l'opportunité de s'affranchir des formalités d'obtention d'un visa américain comme un motif «déterminant» pour s'installer sur le bateau. C'est surtout la promesse d'un environnement de vie et de travail favorable aux start-up et baigné de technologies qui motive les candidats, selon leurs déclarations à Blueseed. Sans oublier la possibilité de bénéficier d'un environnement réglementaire et législatif permettant de limiter les coûts.

Le loyer mensuel coûte de 1200 à 3000 dollars par passager, selon qu'on partage ou non sa cabine.

Les jeunes pousses spécialistes du logiciel sont dans les starting-blocks

Le candidat-type compte 2 à 3 salariés, et développe des logiciels -basés sur les réseaux sociaux ou dédiés au mobile- ou une plateforme de e-commerce. Il serait prêt à embarquer immédiatement sur cette Silicon Valley flottante, ou sous trois à six mois. Il devra se montrer patient : Max Marty et Prem Uppaluru ne prévoient pas de hisser le pavillon avant le deuxième trimestre 2014.

Un quart des start-up prêtes à larguer les amarres sont actuellement basées aux Etats-Unis, et 10% en Inde, selon Blueseed, qui recense des demandes d'informations provenant de 66 pays. Le projet aurait ainsi séduit une vingtaine de jeunes pousses au Royaume-Uni tout comme au Canada, et une dizaine en Espagne, en Australie, en Allemagne, en Chine et au Brésil. Huit entreprises françaises seraient également sur les rangs.
 

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Commentaires 10
à écrit le 06/05/2013 à 20:00
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A condition de prévoir les stabilisateurs à motorisation au méthane issu du "lisier" de ces jeunes "pousses", et de rejeter les crottes en mer pour le phytoplancton qui 'rate-folle' déjà des crottes de baleines. Mais, par grand vent ou tsunami, ils a...

à écrit le 31/03/2013 à 9:53
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TOUT CA POUR ECHAPPE A L INPOT CA VA ETRE LE RADEAU DE LA MEDUSSE

le 18/06/2014 à 12:06
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si un jour tu montes ton entreprise tu verras, ce que sont les impots !!!

à écrit le 23/03/2013 à 19:54
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loyer compris entre 1200 et 3000 dollars soit un loyer moyen de 2700 dollars nombre de salariés par start-up de 1 à 3 soit en moyenne 2 nombre de start-up sur le coup pour le moment, 368 cela fait quand même un revenu mensuel de 552 000 dollars... l'...

à écrit le 20/03/2013 à 14:02
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Ce projet ne convient pas à la réalité parce que le budget et les moyens nécessaires pour entretenir se bateau à flot et fonctionnel vont exploser. La quantité d'énergie électrique qui sera demander va être énorme, la logistique (nourriture, eau pot...

à écrit le 18/03/2013 à 17:14
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tiens revoila encore se projet...Des fois la fiction rejoint la réalité les amateurs de jeux vidéos souriront en se rememorant l excellent scénario des Bioshock....Est ce que le bateau de la defiscalisation finira comme Rapture?? Je pense que oui ou...

à écrit le 18/03/2013 à 14:44
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encore un projet de défiscalisation totale c'est bien navrant tout de même . les eaux internationales devraient ,comme le grand nord , rester vierges de toutes fixations humaines .

à écrit le 18/03/2013 à 14:14
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Question : est-ce le motoriste Rolls Royce (société indépendante) ou le fabricant de voiture (dépendant de BMW) qui soutient le projet? Les entreprises n'ont plus que leur nom et logo en commun, et votre article laisse à croire le contraire.

à écrit le 18/03/2013 à 13:55
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je me demande comment ils vont faire pour la connection internet au milieu de l ocean Le satellite ca va pour la connection descendante mais le upstream ... Sinon pour les employes qui vont y habiter, ca va pas etre la joie: petite cabine (eventuell...

le 17/05/2013 à 15:37
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rien ne les empeche de rentrer a terreen fin de journee, 12 miles se ferait en une demi heure. beaucoup d'americains passent beuacoup plus de temps pour leur trajet quotidien

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