Babolat joue sur tous les courts du monde
Marie-Annick Depagneux
Marie-Annick Depagneux
"Nous sommes partout où le tennis se pratique", assure Jean Ferrier, DG délégué de Babolat. L'équipementier spécialisé dans ce sport a commencé à franchir les frontières de l'Hexagone dès les années 1950. L'international absorbe 85 % de son activité, depuis longtemps. « Nos six filiales et notre réseau de distributeurs sont autant de relais pour diffuser nos nouveautés », poursuit-il.
L'entreprise présidée par Éric Babolat (cinquième génération) a ainsi réservé aux États-Unis, son premier marché (22 % de ses 147 millions d'euros de chiffre d'affaires), la primeur du lancement de sa raquette connectée (Babolat Play Pure Drive), en décembre 2013. Elle est le fruit de dix ans de recherche en association avec Novea, une société grenobloise :
L'entreprise ne craint pas la concurrence en la matière. Numéro un historique du cordage naturel (en boyau) et synthétique, le groupe s'est aussi imposé comme leader mondial de la raquette, une diversification datant de 1994 : environ 1,5 million d'unités vendues par an. Pour mettre le pied dans la chaussure de sport, en 2003, il s'est associé à Michelin, spécialiste de l'adhérence au sol.
La société croit beaucoup en l'innovation ouverte. C'est en observant le jeu des champions, tel l'espagnol Rafaël Nadal, son égérie, qu'elle met au point de nouveaux modèles. Son département marketing détecte très tôt les futurs espoirs pour les sponsoriser. La marque a encore accru son aura en devenant partenaire officiel de Roland Garros et Wimbledon.
Concentrée depuis toujours sur le tennis, l'entreprise donne aussi dans le badminton (5 % de ses ventes) très pratiqué en Asie où elle prépare un plan d'action. De même, elle observe de près l'évolution de la pratique du padel, sport dérivé du tennis, en Espagne et en Amérique du Sud.
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