Industrie du futur : les ambitions et le plan (incomplet) de Laurent Wauquiez
Françoise Sigot
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"L'industrie ne doit pas être un gros mot pour les politiques. J'entends bien trop souvent des discours disant qu'il faut renoncer à toute ambition industrielle dans ce pays, il faut se battre contre ces idées absurdes". Le ton est donné ! Devant un parterre de chefs d'entreprise et d'acteurs économiques, en concluant une journée consacrée à l'industrie du futur organisée par l'Agence régionale du développement et de l'innovation (Ardi), le président de la région Auvergne Rhône-Alpes a - un peu- levé le voile sur ses intentions en matière de politique économique. Si désormais les objectifs sont définis, pour les outils et les moyens, il faudra encore patienter jusqu'à la rentrée...
Concrètement, pour Laurent Wauquiez, la politique de soutien à l'industrie doit s'articuler autour de 4 priorités. La première vise à "accompagner les grosses PME et les ETI dans leurs investissements industriels".
Un choix assumé. "Les grandes entreprises du CAC 40 n'ont pas besoin de la Région et les petites PME doivent être accompagnées par d'autres moyens". Pour relever le défi, le président de la Région se donne "trois mois" pour mettre au point ses outils de soutien à l'investissement industriel.
Le deuxième pilier de la politique régionale en matière de soutien à l'industrie passe par un volet RH. "Il faut que vous trouviez des compétences", claque Laurent Wauquiez, qui a profité une fois encore de l'occasion pour fustiger le plan de formation du gouvernement.
En Auvergne Rhône-Alpes, la priorité ira à "la réorientation de l'appareil de formation vers le secteur industriel". Il entend donc travailler en partenariat avec Michelin, qui vient de décrocher le soutien du PIA2 pour créer un centre de formation généraliste dédié aux métiers industriels, spécialement aux métiers en tension.
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Non content d'épauler les industries régionales à se structurer en interne, le président de la Région veut aussi les aider à trouver des ressources hors de leurs murs. Il les encourage pour cela à "chasser en meute".
Françoise Sigot