Russie : les raisons pour les PME d'y aller malgré tout
Marie-Annick Depagneux
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"Il faut être persévérant. Il faut arriver à les convaincre de la qualité des produits. Il faut savoir que démarcher la Russie sera coûteux en voyages, en temps et en certifications. Les Russes se tournent de plus en plus vers la Chine mais ils préfèrent les Européens", exhorte Daniel Strazzeri, PDG de Tecofi, un spécialiste lyonnais de la robinetterie industrielle.
Ce dirigeant qui n'a pas peur de mouiller sa chemise s'en est allé conquérir ce marché il y a vingt ans. Il y a connu des hauts et des bas. Malgré la crise économique et les diverses contraintes à surmonter, la société de 110 salariés y effectue encore un quart de son chiffre d'affaires (35 millions d'euros en 2005) :
Et la transformation de son bureau de Moscou en filiale dotée d'une surface de stockage facilite la prescription de ses produits dans un pays incité, à son tour, à recourir au made in chez soi.
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Daniel Strazzeri sera de la mission emmenée par la CGPME du lundi 26 septembre au vendredi 30, à l'occasion du 1er forum business franco-russe qui se tient à Moscou. Trente structures de la région Auvergne Rhône-Alpes se sont inscrites. Chacune paiera 3 600 euros de sa poche après déduction de la prise en charge de 1 000 euros du conseil régional a précisé Philippe Meunier, vice-président délégué aux partenariats internationaux, entre autres. Et l'élu de lâcher quelques bribes de la stratégie régionale :
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