France Scan traque les contaminants physiques
Marie-Annick Depagneux
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Patrick Roux, PDG de France Scan se souvient des 24 semi-remorques de boîtes de raviolis que la société a du inspecter aux rayons-X dans ses locaux de Quincié-en- Beaujolais pour un de ses clients. Un record. La société peut être sollicitée dans des situations de crise pour détecter d'éventuels contaminants physiques : bouts de ferraille, de verre, de plastique ou autres étrangers durs susceptibles de s'être introduits dans des productions agroalimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques. Elle intervient aussi pour effectuer des contrôles de conformité. France Scan propose ainsi des services à façon sur des machines fabriquées par son actionnaire majoritaire l'anglais Sapphire.
Patrick Roux est également gérant de Sapphire France. Cette autre filiale de l'entreprise britannique de Litlington commercialise et assure la maintenance dans l'Hexagone, des systèmes de détection installés clés en main au bout des chaînes de fabrication des industriels.
Ce marché qualifié de niche répond à des exigences de sécurité grandissantes de la part des consommateurs. Et à ce dicton : mieux vaut prévenir que guérir avec à la clef le souci pour un groupe de ne pas ternir son image.
Sapphire qui pèse une dizaine de millions d'euros de revenus - dont 1 million pour ses deux entités françaises - veut pousser ses technologies à la pointe. Dans ce but le fabricant a constitué, en 2015, une co-entreprise avec l'Université de Cambridge afin d'introduire les nanotechnologies dans ses équipements aux rayons-X.
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Les premiers exemplaires sont annoncés pour 2017. Mais d'ores et déjà, la société propose "une technologie au 10e de millimètre qui permet de repérer les contaminants les plus fins dans les produits les plus denses", met en avant Patrick Roux.
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