Travaux Publics : le bonheur est dans l'indépendance
Marie-Annick Depagneux
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Petavit qui a inauguré vendredi dernier son nouveau siège à Rillieux-la-Pape, dans la banlieue lyonnaise est sorti en 2013 du giron du groupe Spie Batignolles, travaux publics. Il en va de même pour Socafl, à Pont-de-Veyle dans l'Ain, autre entité, elle aussi, acquise par Socavit SAS.
Cette holding indépendante de reprise a été constituée par quatre anciens cadres de la branche canalisation de Spie Batignolles. Ensemble ils contrôlent 65 % du capital de Socavit. Le solde de 35 % est détenu par le FRI (fonds régional d'investissement de Rhône-Alpes), Crédit Agricole région investissement (Carvest) et Rhône-Alpes PME (Caisse d'Epargne et Siparex) ayant apporté chacun 300 000 euros.
La priorité est donnée aux investissements. En conséquence aucun dividende n'a été versé aux actionnaires depuis 2013 et pendant deux ans encore. Moyennant quoi, selon le dirigeant "1,8 million d'euros" ont été déjà investis chez Petavit (spécialisée dans les canalisations enterrées) et "2 millions" chez Socafl, entreprise de terrassement.
Le nouveau site de Petavit à Rillieux-la-Pape, qui s'étend sur 3 000 mètres carrés, a coûté "1,6 million". Il est notamment équipé d'un atelier de chaudronnerie de trois personnes assurant en interne les modifications des tuyaux de canalisation en inox. L'entreprise forte de 120 salariés dit compter plus de 10 % de contrats en alternance.
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Petavit qui travaille à 90 % pour des clients publics (collectivités locales) de Bourgogne et Rhône-Alpes a connu, comme les autres acteurs de ce métier, un exercice difficile en 2015 : mise en place des nouveaux exécutifs municipaux, baisse des dotations de l'Etat, transformation des deux communautés urbaines de Lyon et Grenoble en métropoles.
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Marie-Annick Depagneux