PermiGo : les raisons d'une sortie de route
Marie-Annick Depagneux
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La défaillance de PermiGo a-t-elle surpris ? La jeune société qui figure parmi les trois auto-écoles en ligne en France a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lyon, le 5 avril dernier.
Pour les professionnels du secteur la nouvelle était prévisible au motif que l'équation du modèle économique développé par la startup n'était pas viable. Autrement dit le forfait standard de 799 euros serait insuffisant pour couvrir l'offre comprenant les cours code illimité, 20 heures de conduite assurées par des moniteurs maison (une soixantaine) et une première présentation au permis. En sus la société, co-dirigée par Gregory Giovanonne et Serge Haroutiounian, deux copains en école de commerce, possède sa propre flotte de voitures, des établissements dans une quinzaine de villes, etc.
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Différentes sources font état de 8 000 à 10 000 clients en cours qui attendent de connaître le sort de la société. Trouvera t-elle un repreneur ou un investisseur ? PermiGo qui a démarré son activité à Lyon en décembre 2014 a été hébergé au sein de l'incubateur de l'emlyon. La startup a été labellisée Novacité et a bénéficié, entre autres, d'une aide de Inovizi, dispositif de financement aux jeunes entreprises de la Région. Toutefois, elle n'est jamais parvenue à lever des capitaux. Et elle ne publiait son chiffre d'affaires, qui avait atteint près de 600.000 euros la première année.
Marie-Annick Depagneux
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