Filière numérique : les leçons du 2e observatoire en Auvergne-Rhône-Alpes
Maxime Hanssen
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Lorsque l'ambition affichée de la région Auvergne-Rhône-Alpes est de devenir "la Silicon Valley européenne", le minimum pour atteindre ce dessein est de connaitre ses forces et ses faiblesses. Et à ce titre, la deuxième édition de l'observatoire de la filière numérique en Auvergne-Rhône-Alpes, consulté en exclusivité par Acteurs de l'économie - La Tribune, apporte des éléments de réponses. Cette étude confirme une dynamique à l'œuvre depuis plusieurs années, portée par des indicateurs performants - à l'instar de celui de l'emploi -, mais pénalisée par des déficits structurels : formation ; internationalisation ; freins culturels, qui empêchent "la machine" de tourner à plein régime et de réaliser son potentiel emploi.
Car la dynamique de la filière numérique - cette dernière regroupe les logiciels, les services et les télécommunications - est bien là : "La région surperforme en matière de création d'emplois : les entreprises du numérique d'Auvergne-Rhône-Alpes ont créé près de 6 000 emplois entre 2011 et 2015, soit quasiment autant qu'en Île-de-France. Compte tenu des tailles respectives des filières régionales (60 000 contre 268 000), cela correspond à une croissance de 10,8 % en Auvergne-Rhône-Alpes contre 2,3 % en Île-de-France dans le numérique", relève l'étude proposée par la région Auvergne-Rhône-Alpes, le cluster Digital League et E&Y. 59 % des 189 entreprises interrogées déclarent avoir connu une progression nette du nombre d'emplois, et 32 % une stabilisation. "La croissance du secteur, affichée déjà dans la première édition de l'observatoire, s'accélère encore", appuie Eric Angelier, directeur général de Digital League, premier cluster de France qui fédère plus de 500 entreprises dans la région. Sur la période 2010-2014, le nombre d'emplois était en hausse de 9 %, à 4 700 emplois.
Maxime Hanssen