Comment les clusters sont-ils devenus des réservoirs d'influence
Stéphanie Borg
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Dès la création d'Elsalys Biotech, en 2013, Christine Guillen, la fondatrice de cette startup, rejoint sans hésiter le pôle de compétitivité Lyonbiopôle (200 adhérents). L'ancienne collaboratrice de Transgene (la startup est un spin-off du laboratoire) connaît déjà, par ce biais, les activités du cluster.
Notamment le projet à 10 millions d'euros qui devrait aboutir au milieu de l'année 2017. Comme elle, plus de 70 000 entreprises font partie des 200 clusters, 71 pôles de compétitivité et 127 grappes d'entreprises français (les chiffres varient régulièrement en fonction des fusions). À ce titre, la région Auvergne-Rhône-Alpes est l'une des premières contributrices, avec près de 50 structures actives.
Les entreprises poussent d'abord la porte d'un cluster pour "enrichir leur réseau". Entendre ici, "pour booster leur business". "Être présent dans un cluster à des effets concrets : on note une augmentation de 5 à 7 % du chiffre d'affaires des entreprises adhérentes", rappelle Nicolas Millet, directeur de l'industrie, de la compétitivité et des territoires à la CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne. L'institution, qui travaille actuellement à l'émergence de nouvelles filières (communication, bureaux d'étude, cosmétologie, entreprises du patrimoine vivant) est déjà à l'initiative de plusieurs clusters, dont certains devenus des pôles nationaux, comme les clusters Lumière (filière de l'éclairage, 170 adhérents) et Eden (filière sécurité-défense).
Stéphanie Borg
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