En avance sur ses objectifs, TGL Group "ne se fixe plus de limites"
Françoise Sigot
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En définissant son projet d'entreprise Cap 2020, Thierry Glories, président de TGL Group prévoyait de doubler son activité entre 2013 et 2020 pour atteindre 200 millions d'euros. "A mi-parcours nous avons atteint 90 % de cet objectif. Cette performance nous conduit à ne plus nous fixer de limites", avance désormais Thierry Glories, PDG de TGL Group. Un ensemble constitué au gré de croissances interne et externe depuis 2008, date à laquelle cet ancien directeur de Vinci a repris Floriot, un groupe de BTP basé à Bourg-en-Bresse qui affichait alors 48 millions d'euros de chiffre d'affaires. Depuis, le développement a été soutenu. Thierry Glories ne compte pas en rester là. Mais s'il s'est affranchi des objectifs de taille, le président de TGL Group reste fidèle à la stratégie qu'il a menée dès son arrivée aux manettes du groupe.
Le développement de TGL Group se fera donc en capitalisant sur les activités existantes, spécialement la construction et l'immobilier, son cœur de métier, mais aussi par rachats. L'intégration en 2015, de la société lyonnaise Puzzle Artefact spécialisée dans la réhabilitation d'immeubles anciens, a été un succès. D'autres intégrations pourront donc se reproduire.
En attendant, le groupe se concentre sur des projets majeurs à l'image des deux derniers marchés qu'il vient de signer : la nouvelle salle du club de basket-ball professionnel Asvel à Villeurbanne, l'Arena, et une résidence étudiante de 1042 chambres à Palaiseau en région parisienne. Sa position de premier groupe régional de construction indépendant se voit confortée par ces marchés de 50 millions d'euros chacun. De quoi confirmer le dessein de Thierry Glories. "La passion d'entreprendre est notre valeur fondatrice, je souhaite que ce groupe garde son identité et son indépendance", défend-il.
Prudent, le président de TGL Group cherche aussi à diversifier ses activités. Certes, le pôle services constitué aujourd'hui d'Aporh, société de conseil en ressources humaines, de SOEE, fabricant d'enceintes de luxe et du restaurant l'Eclat, ouvert fin 2016 à Lyon ne totalise qu'à peine un million d'euros de chiffres d'affaires, mais il est appelé à se développer pour servir de point de stabilité face aux aléas du marché de l'immobilier et de la construction.
Françoise Sigot
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