Sommet de l'élevage : comment la filière bovine française s'exporte
Sonia Reyne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Sonia Reyne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Pour lire cet article en accès libre, profitez de notre offre d'essai d'un mois gratuit https://bit.ly/ActeursFullAccess.
Interbev ne ménage pas ses efforts pour séduire les délégations d'Algérie, d'Iran et de Tunisie, invités au Sommet de l'Elevage 2017. Accompagnés d'éleveurs et exportateurs français de bovins ou de viande les délégués acheteurs étrangers potentiels ont découvert l'abattoir de Socopa à Villefranche d'Allier (03). Ils ont également visité un élevage naisseur-engraisseur en race Charolais et Aubrac, rencontré un vendeur de broutards et un engraisseur en race Limousine. Toujours dans le cadre du Sommet de l'élevage, les délégués étrangers ont découvert le centre d'allotement de bovins vivants de la SAS Creuse Bétail Export.
Si les Etats généraux de l'alimentation prouvent que la sécurité et la souveraineté alimentaire restent des enjeux vitaux, les exportations le sont tout autant pour le revenu des éleveurs et la pérennité de la filière, particulièrement dans un contexte d'instabilité internationale et de bouleversement des échanges mondiaux. Pour rappel, le cheptel bovin français constitue le premier d'Europe avec 19 millions de têtes de bétail.
"La filière bovine locale est un atout économique", explique ainsi Philippe Chotteau, chef du département économique Idele-Institut de l'élevage. En 2015, la France a exporté 1,45 million d'animaux. Dans un marché mature en Europe, "l'Italie, la Grèce et l'Allemagne restent les principales destinations étrangères de la viande bovine française (environ 15 % de la masse globale en 2016, NDLR), mais les exportations françaises se diversifient depuis 2013", précise Philippe Chotteau. "Les broutards exportés viennent principalement des départements du Massif central". Du côté des concurrents, "la Pologne prend des parts de marché, en particulier grâce à la viande low cost qui répond à la crise."
Ainsi, au-delà de ses clients traditionnels, la filière regarde vers de nouvelles destinations."Les marchés de la Méditerranée sont un enjeu important d'exportation pour l'Europe", avance de son côté Yves Trégaro, médiateur délégué aux relations commerciales agricoles au ministère de l'Agriculture et de l'alimentation. Mais, des barrières impactent les acteurs économiques de la filière, estime le fonctionnaire. "Le protectionnisme, les barrières sanitaires, les accords de partenariat économique impactent la filière." "Le marché algérien est également lié aux cours du pétrole" renchérit Germain Milet, chef de projet Idele-Institut de l'élevage.
Sonia Reyne
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe