Groupe Le Progrès (Ebra) : le plan de restructuration se dessine
Marie-Annick Depagneux
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Le fait était acté bien avant l'été. Le Crédit Mutuel a vocation à conserver la dizaine de titres de presse logés dans son pôle Ebra (Est Bourgogne Rhône-Alpes), tout au moins à ce stade. Mais plus question d'accepter qu'ils continuent de perdre de l'argent. A cette logique obéit le plan de restructuration soumis au conseil d'administration de la banque mutuelle par Philippe Carli, récemment nommé directeur général d'Ebra.
Après avoir faire le tour des rédactions - de l'Est Républicain aux Dernières Nouvelles d'Alsace- l'ancien directeur général du groupe Amaury a rencontré les salariés du Progrès, le 11 octobre. A cette occasion, il leur a annoncé la création (effective depuis le 5 octobre) d'un groupe de travail chargé de définir "le modèle d'organisation cible pour l'ensemble des titres" et obéissant à la stratégie du "digital first". Dans chacun des quotidiens a été nommé un référent, le rédacteur en chef, soit Xavier Antoyé pour le groupe Progrès
Le pilotage de ce groupe de travail a été confié à Pierre Fanneau, directeur du groupe Progrès SA. Pour mener cette mission, il est accompagné par BearingPoint, cabinet néerlandais de consulting. Pas de temps à perdre : la remise de la copie doit être effective avant la fin décembre. Une fois l'ambition éditoriale et l'organisation cible définies, un plan de modernisation sera déployé pour chaque titre. "Philippe Carli se donne jusqu'à la fin du 1er trimestre 2018 pour dupliquer le projet dans les rédactions", précise le communiqué du SNJ. A la clef figure le redressement de l'activité et des comptes "dans un délai de 24 à 36 mois".
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Lors d'un comité central d'entreprise du groupe Progrès, en date du 3 octobre 2017, Pierre Fanneau donnait les grandes lignes des comptes 2016. Ils demeurent déficitaires : pertes d'exploitation de 5,9 millions d'euros pour un chiffre d'affaires net de 99,8 millions d'euros : 65,6 millions pour les recettes liées à la diffusion et 25,6 millions de recettes publicitaires. Le résultat net (cumulant les pertes précédentes) est, lui, négatif de 11,6 millions d'euros, selon les chiffres communiqués aux élus du personnel.
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