Croissance externe, investissement, ouverture du capital...le plan stratégique ambitieux de Sam Outillage
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Cap 4I. C'est le nom du plan stratégique présenté la semaine dernière par Olivier Blanc et Frédéric Champavere, à leur conseil d'administration. 4I pour Innovation, International, Internet et Individu. Couplés à des croissances externes, il s'agit des quatre leviers que compte utiliser la PME stéphanoise Sam Outillage pour doubler ses ventes d'ici à 2025, et passer ainsi le cap des 75 millions d'euros de chiffres d'affaires. Le programme est ambitieux dans un contexte de croissance tiède et alors même que l'entreprise avait déjà annoncé, dans son précédent plan (Cap 100) lancé en 2011 un objectif de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires à horizon 2017. Sam Outillage a réalisé en 2016 un CA d'un peu plus de 30 millions d'euros avec 200 salariés (RN 2015 : 1,5 million d'euros). "Nous n'avons pas atteint cet objectif de 100 millions d'euros en raison de l'échec de deux croissances externes très importantes que nous avions en ligne de mire et qui devaient assurer une bonne partie de l'objectif", justifie Olivier Blanc, directeur général et co-actionnaire avec son cousin Frédéric Champavere de cette entreprise familiale fondée en 1906 par leur aïeul.
"Nous allons poursuivre nos efforts en R&D pour conforter Sam comme une marque incontournable", promet Olivier Blanc.
Ces cinq dernières années, l'industriel stéphanois a sorti successivement plusieurs innovations d'importance : notamment une clé dynamométrique connectée en partenariat avec Airbus, des servantes intelligentes ou encore KapSam, un dispositif de démarrage rapide des véhicules en panne de batterie. En 2017, l'entreprise a investi 10% de son CA dans la R&D. Au cœur de ses préoccupations du moment : l'IOT ou objets connectés.
Une voie qu'elle approfondit notamment grâce à Ela Innovation, la startup montpelliéraine qu'elle avait rachetée en 2013 et qui est positionnée sur la fabrication de puces RFID. Ensemble, elles ont ainsi présenté lors du dernier salon spécialisé SiDo, une application permettant à l'utilisateur professionnel de retrouver facilement ses outils.
Stéphanie Gallo Triouleyre
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe