Comment EP Méca fidélise les startups
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Emmanuel Pich ne peut que se réjouir de ce jour de 2008 où, en pleine crise économique, il a pris la décision d'internaliser la production (machines spéciales, usinage, chaudronnerie, tôlerie...) et d'investir trois millions d'euros dans la construction d'une usine sur la commune de Veauche dans la Loire.
Depuis, son activité a littéralement explosé. Créée en 2005, EP Meca emploie aujourd'hui 78 personnes pour un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros. Au fil des années, la dépendance à SNF, - géant de la chimie détenu par René Pich (le père d'Emmanuel) -, a décru jusqu'à flirter sur l'exercice en cours avec les 50% de chiffre d'affaires. Emmanuel Pich travaille désormais avec l'agroalimentaire, le secteur pharmaceutique, l'aéronautique...
D'ici à la fin de l'année, la PME devrait atteindre le seuil des 100 salariés puisqu'elle va ouvrir, en septembre prochain, un nouveau bureau d'études. Une vingtaine de personnes vont être recrutées dans les six prochains mois : dessinateurs, chefs de projet, experts en automatisme et robotique... L'investissement n'est pas précisé.
Avec ce nouveau bureau d'études XXL, la production pourra être lissée et ne subira plus les à-coups liés aux surcharges.
Objectif annoncé : doubler le chiffre d'affaires sous 3 ans, avec en ligne de mire, un agrandissement très conséquent du site de production veauchois. Car Emmanuel Pich voit les choses en grand.
Car ce n'est pas un hasard si le nouveau bureau d'études n'est pas implanté au sein de l'usine mais à une vingtaine de kilomètres, près du quartier de Chateaucreux.
Stéphanie Gallo Triouleyre