Pourquoi Eric Bonnet a cédé Carl Software
Vincent Lonchampt
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Eric Bonnet
DR
Vincent Lonchampt
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Eric Bonnet
DR
"Quand tout va bien, c'est un bon moment pour partir". Après avoir bouclé une 21e année de croissance consécutive et réalisé en 2017 le meilleur exercice de son histoire (15 millions d'euros de chiffre d'affaires, 1,4 million d'euros de résultat net), Eric Bonnet vient d'annoncer la cession de Carl Software, qu'il a fondé en 1985 et dont il était l'unique actionnaire, au groupe français Berger-Levrault (165 millions d'euros de chiffre d'affaires, 1 700 salariés).
Un adossement qui doit permettre à l'éditeur de logiciels basé à Limonest, spécialisé dans la gestion de maintenance et l'asset management, d'accélérer son développement à l'international et d'accroître ses capacités de R&D avec l'objectif de "dynamiser la croissance de l'entreprise en lui conférant une taille significative pour la conquête de nouveaux marchés" selon les termes d'un communiqué commun.
Mais ce n'est pas la seule finalité de cette opération. La cession de Carl Software répond également à une aspiration du dirigeant Eric Bonnet. Il souhaite prendre du recul.
Tandis que des signaux internes, à l'image d'une demande d'organisation plus structurée, sont remontés lors d'une enquête R.H auprès des salariés.
Dans un premier temps, le dirigeant de 50 ans, désormais vice-président de Carl Software, reste au sein du groupe pour accompagner la transition, mais se retire de l'opérationnel.
À lire également
Il s'apprête à se lancer dans une nouvelle vie : avec le fruit de la vente de Carl Software (dont le montant est gardé confidentiel), il entend développer avec son frère un réseau de théâtres d'humour dans une dizaine de villes en France.
Vincent Lonchampt