Transmission d'entreprise : la seconde tentative de Jean-Jacques Rey
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

rey SA
DR
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

rey SA
DR
"C'est une transmission ratée. On ne peut pas le dire autrement". Jean-Jacques Rey, dirigeant de l'entreprise stéphanoise éponyme spécialisée dans le génie climatique (tertiaire et industriel essentiellement), le raconte aujourd'hui avec une certaine sérénité dans la voix.
Mais l'histoire de la PME presque centenaire aurait pu s'arrêter net en 2015. Deux ans après avoir cédé 51% de son capital au Lyonnais Christian Mortier (patron de Essam, Techniservices et STI), la PME stéphanoise a frôlé la catastrophe avec un résultat net caressant dangereusement la barre de - 1 million d'euros.
Au moment de la cession, le compteur était pourtant positif de 150 000 euros. Un chiffre d'affaires global de 20 millions d'euros était visé dans les deux ans, contre 17 millions au moment de l'opération.
"Nous étions entrés dans une nouvelle logique de volume avec des prix bas pour l'activité travaux. L'objectif étant de gagner des contrats de maintenance. Nous avons aussi dû structurer l'entreprise, à la demande du nouvel actionnaire, avec plus de fonctions d'encadrement, plus de fees et de reporting. Ce n'était pas adapté à notre PME. D'autant que le mariage ne nous apportait rien puisque nous avions, finalement, peu de complémentarités."
Depuis 2015, l'ex-leader de l'ex-UMP stéphanoise, - retiré de la vie politique à la demande de son ancien actionnaire lyonnais - travaille au redressement.
Plus de 25 personnes ont quitté l'entreprise en quelques mois (fins de contrat ou départs volontaires, selon le dirigeant). Un redressement à vitesse grand V qui a permis à Rey SA de sortir un résultat positif de 680 000 euros sur son dernier exercice, même si 450 000 euros proviennent d'un résultat exceptionnel lié à la cession de l'activité maintenance à Steeves Sabaut, le gendre de Jean-Jacques Rey. Il était jusqu'ici dirigeant d'Alt Energies services rebaptisée pour l'occasion Rey Energies Services.
A 62 ans, Jean-Jacques Rey ne perd en effet pas son objectif de vue : transmettre son entreprise pour assurer sa pérennité.
Stéphanie Gallo Triouleyre