Avec Sedivol, le fonds d'investissement Solexia renforce son pôle agroalimentaire à l'accent terroir
Vincent Lonchampt
Vincent Lonchampt
Et un rachat de plus pour Solexia. Le fonds d'investissement lyonnais poursuit sa marche en avant avec l'acquisition de Sedivol, un producteur de volailles fermières basé à Isserteaux (Puy-de-Dôme) qui compte 34 salariés et réalise 5,6 millions d'euros de chiffre d'affaires par an. Une nouvelle entreprise qui va intégrer la "galaxie" Solexia, désormais composé de neuf PME réalisant, au total, 62 millions d'euros de chiffre d'affaires par an.
L'entreprise familiale Sedivol vient consolider le pôle agroalimentaire de Solexia qui réalise les 2/3 de l'activité du groupe, avec plus de 41 millions d'euros de chiffre d'affaires attendus cette année - le reste de l'activité se répartit entre le pôle Arts de la table (les coutelleries Pradel Excellence et Abert de Thiers), le pôle Gastronomie et vin (restaurant Burgundy Lounge à Lyon et le négociant en vin de Bourgogne Buisson Valente) et la société de fret maritime RMP Caraïbes.
Elle va aussi renforcer l'accent terroir du fonds d'investissement dirigé et détenu à 100% par ses fondateurs Hervé Kratiroff et Eric Versini. Déjà propriétaire de deux fabricants de saucissons (Salaison du Val d'Allier et Maison Chillet) et depuis la fin d'année dernière de l'entreprise Le Graton Lyonnais, Solexia détient aussi Les Volailles Vey, un autre producteur de volailles Label Rouge.
C'est justement des tensions au sein de la gouvernance familiale de Sedivol et la sortie de l'un des deux actionnaires-dirigeants qui a rendu possible le rachat de l'entreprise par Solexia.
Bâtit à coup de rachat d'entreprises depuis sa création en 2005, Solexia applique une nouvelle fois sa recette avec Sedivol : la reprise de PME familiales d'une cinquantaine de collaborateurs maximum, positionnées sur un marché de niche, en bonne santé financière et basées pas trop loin de Lyon.
Un dernier point primordial pour les deux dirigeants de Solexia qui revendiquent un positionnement différent des investisseurs "classiques" en s'impliquant personnellement dans les entreprises.
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Véritable success-story, Solexia a tout de même connu un échec avec le petit rôtisseur suisse Max Poulet, racheté en 2013, dont il vient de se délester de 50% des parts et de la direction opérationnelle.
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L'appétit d'acquisitions de Solexia, qui grandit au rythme d'une opération de croissance externe par an, n'en est pas moins fort : le fonds annoncera en tout début d'année prochaine le nom de sa dixième entreprise.
Solexia projette, ensuite, de faire un pause dans sa politique d'acquisitions et de prendre le temps de se structurer en interne.
Vincent Lonchampt
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