Abiessence aiguise sa stratégie autour du développement durable
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Abiessence
DR
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Abiessence
DR
Le chiffre d'affaires est encore modeste, 2,2 millions d'euros pour 25 salariés mais la croissance est notable. Depuis sa création en 1999 par Joël Ruiz, son activité progresse de 10 à 15 % par an.
Sur trois sites, Verrières-en-Forez et Gumières dans la Loire, Saint-Anthème dans le Puy-de-Dôme, elle est spécialisée dans l'aromathérapie bio, la production de bois énergie et le sciage. Un ensemble construit logiquement autour de la préoccupation première de son fondateur : ne pas gâcher les ressources naturelles. "Mon objectif était de valoriser l'arbre dans son ensemble", explique-t-il.
C'est dans le même esprit, sauvegarder et préserver, qu'il va investir 100 000 euros dans la création d'une zone expérimentale pédagogique de cinq hectares juste à côté de sa distillerie.
Des parcours d'apprentissages ludiques seront créés, avec uniquement des espèces locales. Au-delà de l'aspect pédagogique, Joël Ruiz compte bien attirer de nouveaux publics grâce à cet espace. Ces visiteurs pourraient bien être tentés, après cette visite gratuite, de passer au magasin d'Abiessence.
Ce nouvel espace sera également utilisé pour la production d'arbres en propre.
Fidèle à son fil rouge, la préservation des ressources, Joël Ruiz a imaginé un système autour d'un nouveau séchoir à bois qui utilisera comme combustible les déchets de la distillerie. Des déchets eux-mêmes séchés par l'énergie perdue de la distillerie : l'air chaud et l'eau chaude principalement. "Notre objectif est vraiment de perdre le moins d'énergie possible, de tout réutiliser, de tout valoriser".
Stéphanie Gallo Triouleyre