Loire : Becker Industrie veut entrer dans l’industrie du futur
Stéphanie Gallo Triouleyre
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becker industrie
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Il a succédé à Jean-Pierre Genevay en juillet 2018, à la tête de Becker Industrie à Montbrison. Depuis, Ahmed Mastari, transfuge de Henkel et du concurrent AkzoNobel, planche sur un chantier d'envergure, celui de la modernisation de Becker (370 salariés pour un chiffre d'affaires de 170 millions d'euros en 2018).
Cette réflexion, co-construite avec le management en place, a débouché récemment sur un programme de développement, baptisé « Becker 4.0 2023 ». Au programme, quatre piliers majeurs : des infrastructures rénovées, des équipements modernes, du bien-être au travail et de la croissance profitable.
Un chef de projet, soutenu par un membre de la direction, a été nommé pour piloter la mise en œuvre de chacun de ces piliers.
Becker Industrie, filiale française du groupe allemand Beckers lui-même propriété du Suédois Lindengrùppen, se présente comme le leader européen de la peinture industrielle liquide. Elle réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires dans le coil coating. L'entreprise enregistre néanmoins 20 millions d'euros de chiffre d'affaires sur une activité dite ACE (peinture pour machinisme agricole et équipements pour TP).
Plusieurs millions d'euros (chiffre exact non communiqué) vont être investis sur les trois prochaines années pour rénover en profondeur le site.
Les laboratoires, qui accueillent plus de 70 chercheurs, vont être repensés et largement modernisés. Leur surface va doubler. Par ailleurs, les capacités de production, notamment pour l'activité ACE vont être renforcées pour produire au moins 25% de peinture en plus.
Stéphanie Gallo Triouleyre