Santé : Auris redécolle grâce à une réorganisation en profondeur
Stéphanie Gallo Triouleyre

Photo d'illustration
DR
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Après plusieurs années difficiles, les voyants sont de nouveau au vert pour Auris avec un résultat net désormais dans le positif (RN 2019 : 50 000 euros). Pour y parvenir, le fabricant ligérien de dispositifs de thérapie magnétique, créé il y a 25 ans, a dû opérer une mutation en profondeur.
Elle n'est finalement pas passée par une introduction en Bourse comme annoncé en grandes pompes en septembre 2016, par le pape de l'introduction sur le marché libre, Louis Thannberger.
Le couple a donc entrepris de réduire la masse salariale, sans plan de licenciement. Les départs, au fil de l'eau, n'ont pas été remplacés grâce à la mise en place d'une nouvelle organisation de travail, plus polyvalente. Le service SAV a été repensé et deux des cinq boutiques en propre ont été fermées. L'effectif est ainsi finalement passé de 34 salariés à 19.
La PME a par ailleurs stoppé la commercialisation de gammes complémentaires comme les huiles essentielles ou les cosmétiques qu'elle ne fabriquait pas.
En parallèle, Auris s'est attachée à relancer son activité.
Grâce à un expert du secteur, les supports ont été retravaillés pour être plus attractifs. Des campagnes de recrutements de nouveaux clients ont été relancés. Résultat : le chiffre d'affaires est remonté à 2,5 millions d'euros en 2019 et devrait atteindre les 3 millions d'euros en 2020, avec une profitabilité satisfaisante.
Pour accentuer sa relance, Auris mise sur la R&D. Déjà à la tête de sept brevets, elle travaille actuellement sur un T-Shirt magnétique. Elle prévoit aussi de développer une gamme à destination d'une nouvelle cible : les chiens et chats.
Stéphanie Gallo Triouleyre