SBM Life Science reprend BHS et confirme sa "stratégie jardin"
Stéphanie Borg
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Alexandre Simmler est à la tête, aux côtés de son père, du groupe familial indépendant SBM.
DR
Stéphanie Borg
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Alexandre Simmler est à la tête, aux côtés de son père, du groupe familial indépendant SBM.
DR
La Tribune : La crise actuelle remet-elle en cause votre plan stratégique ?
Alexandre Simmler : Au départ, nous nous sommes préparés à affronter la chute brutale de notre chiffre d'affaires dans toute l'Europe (SBM détient deux usines en France, 1 aux Etats-Unis. Il est présent dans 31 pays, 20 en Europe avec des bureaux en Allemagne, en Angleterre, Italie, NDLR).
Au fur et à mesure, on a vu rouvrir les points de vente, notamment les jardineries. Contrairement à nos prévisions, on a constaté une accélération du business et au final la situation est bien meilleure que prévue. Il se trouve que l'un des effets inattendus du confinement, c'est la reconnexion des gens avec leur jardin.
En interne, la réactivité des équipes a été exemplaire. Cela nous a permis de challenger notre système de fonctionnement et de fonctionner différemment pour gagner en efficacité. Nous avons également mis le doigt sur l'importance du télétravail et de le prendre en compte pour nos évolutions futures.
Pourtant, cela fait déjà plusieurs années que le jardin est devenu une thématique centrale pour les français. Que vous inspire cette évolution, pressentie par votre père lorsqu'il a créé SBM ?
Il y a 14 millions de jardiniers en France, cet intérêt ne va que progresser. C'est un lieu où l'on est en capacité de transformer quelque chose, où l'on peut être fier de son travail et obtenir des résultats rapides et satisfaisants. Cela répond à un besoin de reconnexion et d'interaction avec la nature.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Cette appétence répond aussi à des enjeux de circuits courts, de manger sains et d'économie. On le voit avec l'accélération des jardins potagers. Cela concerne aussi beaucoup les villes : l'essor des balcons terrasses, des toitures végétalisées. Tous ces phénomènes ont besoin d'être accompagnés, car nous allons devoir faire face à des enjeux de transmission générationnelle. La nature est un être vivant dont il faut prendre soin, y compris en utilisant le produit adapté.
Stéphanie Borg