Guillaume Blanloeil (Saint-Jean) : "50 millions pour accélérer sur le Made in Drôme"
Stéphanie Gallo Triouleyre
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"Nous mettons le curseur haut en matière de Made in France. Notre volonté est d'intégrer le plus possible d'ingrédients français, et même d'ingrédients drômois". Guillaume Blanloeil, directeur général de Saint Jean. (Photo DR)
GRAND ENTRETIEN. A Romans-sur-Isère dans la Drôme, le fabricant de ravioles, quenelles et pâtes fraiches Saint Jean investit près de 50 millions d’euros dans une nouvelle plateforme logistique, la modernisation de son siège social et la création d’une usine de pâtes farcies. En croissance forte depuis plusieurs années, il mise sur le "made in France", et même sur le "made in Drôme" pour accélérer sur le marché français et étranger. Retour sur cette stratégie avec Guillaume Blanloeil, directeur général depuis 2002 de cette entreprise cotée, mais détenue majoritairement par la famille Gros...
... s 1992. 150 emplois seront créés grâce à ce projet d'ici 2030.
LA TRIBUNE AUVERGNE-RHONE ALPES - Quel est l'impact de la crise sanitaire sur votre activité ? Est-ce qu'à l'instar d'autres fabricants de pâtes, vos produits ont été pris d'assaut pendant ces confinements ?
GUILLAUME BLANLOEIL - Non, nos produits n'ont pas vraiment pu profiter de cet engouement, tout simplement parce que nous proposons des produits frais, nous n'avons pas pu anticiper cette surconsommation.
De manière plus générale, nous avons pris une douche froide avec ces deux confinements car nous réalisons habituellement 25% de notre chiffre d'affaires avec la restauration. Cette activité a été réduite drastiquement, évidemment.
Nous allons tout de même enregistrer une hausse de 1,76% de notre chiffre d'affaires à périmètre constant, mais, si nous nous basons sur le premier trimestre 2020, elle aurait pu être de 7 à 8%. Nous estimons que la crise actuelle nous a fait perdre six points de croissance. C'est beaucoup, mais bien moins que d'autres secteurs bien plus durement touchés par la crise.
Vous annoncez néanmoins un investissement massif, près de 50 millions d'euros, sur votre site historique de Romans-sur-Isère. Quel est l'enjeu ?
Après plusieurs investissements ces dernières années sur nos autres sites (5 millions sur le site de Frans dans l'Ain, 8 millions pour le site de Bourg-de-Péage NDLR), nous allons injecter 48 millions dans notre usine historique de Romans. Il s'agira du plus gros investissement de l'histoire de Saint Jean. L'ensemble sera opérationnel courant 2022 et permettra de créer 150 emplois d'ici 2030.
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Nous allons construire une nouvelle plateforme logistique de produits, à partir de laquelle seront expédiées toutes nos productions, quel que soit le lieu de fabrication. Avec le développement du e-commerce, cela devenait indispensable. De plus, notre gestion sera ainsi plus rationnelle et plus verte, elle permettra de livrer avec la même expédition le client souhaitant des quenelles, des pâtes fraiches etc.