Sommet de l'élevage : Le Foll tente de rassurer
Sonia Reyne
Sonia Reyne
C'est encadré par un dispositif policier important que Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture est intervenu au Sommet de l'élevage à Cournon-d'Auvergne, près de Clermont-Ferrand, mercredi. Le ministre de l'Agriculture est intervenu plus d'une heure devant une salle de représentants du monde agricole chauffée à blanc.
Jacques Chazalet, ex-chef de file de la FRSEA Massif Central et président du Sommet, a donné le ton de la rencontre dans un discours d'accueil aux accents syndicaux marqués. « Monsieur le ministre, prenez vos responsabilités » a-t-il déclaré, listant au préalable les difficultés que rencontrent les agriculteurs ces dernières semaines de la sécheresse à l'épizootie de fièvre catarrhale (FCO).
« Vous m'avez demandé d'assumer mes responsabilités, et je le fais » a repris Stéphane Le Foll, rappelant sa présence à chaque édition du Sommet les quatre dernières années « que je sois bien reçu ou pas, et je me souviens bien avoir été sifflé l'an dernier au sujet des exportations vers la Turquie. » Très rapidement, le ministre a été pris à parti par les représentants agricoles sur la gestion de la FCO, qui lui reprochaient la lenteur et les délais qui entourent la détection de la maladie.
Les éleveurs épinglent aussi les deux injections de vaccins indispensables pour exporter les animaux, le flou concernant les négociations à l'export avec plusieurs pays, et enfin le zonage prophylactique qui limite les déplacements d'animaux.
Stéphane Le Foll, estime lui que ses services ont fait preuve de rapidité devant l'épidémie, tant au niveau des sérologies que des vaccinations. Le ministre de l'Agriculture reconnait, néanmoins, que la législation concernant le zonage mériterait d'être assouplie.
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Enfin, il a précisé que des accords d'exports, malgré la FCO, sont signés avec l'Espagne depuis le 2 octobre, quasiment conclus avec l'Algérie, très avancés avec la Turquie et en cours de négociations avec l'Italie. Enfin concernant les indemnisations, pour compenser les pertes constatées chez les éleveurs, le ministre a assuré qu'elles seraient mises en place rapidement sur les bases de la précédente épizootie. L'État prendra en charge les coûts de réalisation des analyses pour les veaux de huit jours destinés à l'exportation, ce coût n'étant pas supportable par les éleveurs concernés.
Sonia Reyne
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