La Ferme Urbaine Lyonnaise pense l'agriculture de demain
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Au milieu du campus La Doua à Villeurbanne, près des locaux de l'Insa, la présence d'une petite serre d'une cinquantaine de mètres carrés pourrait presque passer inaperçue. Pourtant, elle abrite peut-être le devenir de l'agriculture urbaine. Depuis quelques semaines, la Ferme Urbaine Lyonnaise (FUL) y a installé son site pilote dans lequel sont cultivés fruits, légumes et plantes.
Dans cette ferme nouvelle génération, nul besoin de chausser des bottes en caoutchouc pour fouler un éventuel sol en terre. Cependant la combinaison, elle, est de rigueur : elle est plutôt semblable à celle d'un chercheur en laboratoire qu'à celle d'un agriculteur. Avant de pénétrer dans la pièce, le visiteur s'attend davantage à trouver des éprouvettes, des microscopes ou des seringues que des végétaux.
Mais une fois la porte ouverte, apparaissent batavia, fraises des bois, poivrons et aubergines... Mais aussi des herbes médicinales comme de la camomille. De ces plants encore jeunes, on ne distingue pour l'instant que les feuilles vertes. Tous poussent côte à côté, sous la lumière blanche des leds, à l'abri de tout contact avec l'extérieur, posées sur des rails en fer. Dans leurs bacs noirs et blancs, les jeunes pousses circulent automatiquement jusqu'à la station d'arrosage, où elles se chargent d'eau avant de se vidanger, dans un mouvement continu. Leur seul nourriture ? Des nutriments.
Dans leur chambre hermétique de 26 m², les plantes sont chouchoutées : la température est constante, autour de 22 °C, et elles ne sont pas attaquées par des insectes. Elles "ne doivent donc s'occuper que de grandir. En somme, nous les installons dans un eden", résume Philippe Audubert, président de FUL SAS, dont il est l'un des trois fondateurs, avec Didier Gaydou et Christophe Lachambre.
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