Noël 2020 : les volailles fermières d’Auvergne veulent transformer l’essai
Sonia Reyne et Marie Lyan
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Les producteurs de volailles espèrent cette année que la nouvelle jauge de six convives maximum instaurée par l'exécutif, en vue de contenir la pandémie de Covid-19, se traduira par un accroissement de la demande.
NOEL AVANT L'HEURE, EPISODE 2. Chapons, dindes, pintades ou poulardes… Covid-19 ou non, les Volailles Fermières d’Auvergne comptent bien demeurer au centre de la table cette année. Ces pièces de choix, souvent réservées aux repas d’exception, sont le fruit d'une production longue, qui n'aime pas les imprévus. Mais la jauge maximale des six convives à table, établie par le gouvernement pour lutter contre la pandémie, pourrait même, contre toute attente, entraîner un léger rebond de leurs ventes.
Avec deux signes officiels de qualité (Label Rouge et IGP), la gamme festive des Volailles Fermières d'Auvergne devrait encore se tailler une part de choix sur les tables de réveillon cette année. En tous cas, c'est ce qu'espèrent les éleveurs, qui travaillent depuis plusieurs mois pour offrir des volailles issues de leur terroir, en prévision des fêtes.
Elevées en plein air et nourries à base de céréales et de soja français selon un cahier des charges strict, avec des pratiques sans antibiotiques privilégiant les méthodes de prévention par les plantes, leur mode d'élevage a tout pour séduire leurs consommateurs actuels qui recherchent une meilleure traçabilité des produits.
Pour rassurer ces derniers, la filière s'était d'ailleurs dotée d'un procédé unique, qui offre au consommateur la possibilité de remonter directement à l'éleveur, à partir d'un QR code apposé sur chaque étiquette.
Un marché en croissance jusqu'ici
Eleveur à Monetay-sur-Loire dans l'Allier, Franck Lustriat a par exemple mis en production cette année un lot de chapons dès le 29 juin, ainsi qu'un lot de poulardes le 14 août dernier. "Une croissance lente permet d'obtenir une viande bien plus savoureuse", justifie-t-il.
En comparaison, les trois années précédentes, il n'avait mis qu'un seul "lot" en route. Et même s'il s'inquiète de savoir si les réveillons, limités cette année à six convives, auront des conséquences sur les ventes, sa confiance dans le mode d'élevage l'a plutôt entraîné à doubler sa production de volailles festives en 2020.
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Car jusqu'ici, le marché était en constante augmentation. En 2019, les ventes de la filière avicole auvergnate avaient ainsi progressé de 5 %, avec près de 9,1 millions de volailles fermières élevées en Auvergne (pour sa gamme festive et ses poulets et pintades fermières), et même +13% pour les chapons, qui avaient enregistré la plus forte poussée, pour une filière générant au global près de 960 emplois indirects.