Vins biologiques : malgré le recul du marché du bio en France, le lyonnais Oé lève cinq millions d’euros
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Oé, qui vise une vente annuelle de 3 millions de bouteilles à horizon 2028, n'a pas été mis à mal par le revirement du marché alimentaire du marché bio : sa croissance s'en est tout juste vue légèrement ralentie.
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Vins biologiques : malgré le recul du marché du bio en France, le lyonnais Oé lève cinq millions d’euros
Le producteur lyonnais de vins biologiques, la jeune marque Oé, vient de lever 5 millions d’euros dans un contexte de recul des ventes de l’alimentaire bio impactées par les différentes crises secouant actuellement l’économie. Ce tour de table doit permettre à Oé d’étoffer son équipe et de se déployer à l’international ainsi que sur le digital. Il doit aussi lui permettre d’accélérer ses initiatives en matière de bouteilles consignées et de livraison zéro déchet.
Deux ans après un premier tour de table à 2,5 millions d'euros, Oé remet le couvert. La marque lyonnaise spécialisée dans le vin biologique vient de lever 5 millions d'euros auprès notamment de Vitirev Innovation (fonds d'investissement de Demeter dédié à la transition écologique dans les secteurs viticole et vinicole) mais aussi d'investisseurs privés comme Michel Reybier (MR Hospitality), Frédéric Mazzella et Francis Nappez (cofondateurs Blablacar).
Objectif : 3 millions de bouteilles annuelles en 2028
Cette opération doit mener Oé - devenu producteur de vins biologiques en 2020 après cinq années d'existence comme négociant -, vers une ambition annuelle de trois millions de bouteilles vendues en 2028, contre 200.000 en 2020 et 600.000 annoncées pour cette année.
Au programme : des recrutements (5 au menu d'ici la fin d'année, qui s'ajouteront à l'équipe actuelle de 17 collaborateurs), des campagnes de communication et de marketing pour mieux faire connaitre la marque au grand public, le déploiement de l'export et de l'e-commerce.
Un cap ambitieux que Thomas Lemasle, cofondateur de l'entreprise avec François-Xavier Henry, insiste pour replacer à l'échelle de leurs priorités : « Ce nombre de bouteilles, cette progression, seront assortis d'une progression forte du chiffre d'affaires (non communiqué NDLR) évidemment. Mais pour nous, c'est le moyen, pas la finalité ».
Le moyen de quoi ?« De faire bouger les lignes du secteur. Il faut savoir que la vigne représente 4% des surfaces agricoles françaises mais pèse, à elle seule, 20% des pesticides utilisés en agriculture ».
Des chiffres qui sont toutefois en amélioration puisque le vignoble français certifié bio représente désormais 90.300 hectares, soit +13% en un an selon l'Agence Bio (Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique).
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