Rosé, en fût, sans alcool, en Spritz... La filière française de la Clairette de Die, implantée dans la Drôme, lance plusieurs expérimentations pour affirmer une nouvelle identité, à l'ombre des champagnes.Situé au pied du Vercors, dans la Drôme, les vignobles de la Clairette de Die, du Crémant de Die et des vins tranquilles du Diois, ont connu une baisse des ventes depuis la pandémie. Mais celle-ci tendrait à se stabiliser, selon Fabien Lombard, président du syndicat Clairette de Die, vins du Diois, qui évoque une baisse de 1% en sortie de cave entre août et novembre 2024, contre 3 à 4% en 2023. Une sorte de statu quo qui marquerait « la fin de la baisse », alors que le Crémant amorce déjà sa croissance de 16% en sortie de cave sur la même période.
Ainsi, sur la seule année 2023, 8,7 millions de bouteilles de Clairette de Die (brut et méthode ancestrale) ont été vendus en 2023, selon le Syndicat de la clairette de Die (enregistrement des déclaration récapitulative mensuelle, DRM).
De son côté, Jaillance, cave coopérative de 210 viticulteurs récoltants - représentant 75% de la surface des appellations de Die (1.191 hectares) et la vente d'une bouteille sur deux de l'AOC à la marque, évoque une petite croissance des ventes de vins effervescents AOC hors champagne, autour des 2,1%, souligne Géraldine Derycke, directrice marketing et communication de la cave. Soit 9 millions de cols vendus en 2023, dont 5,64 millions pour la seule Clairette de Die.
Des causes multifactorielles
« La Clairette de Die est un vin festif, de célébration, qui se consomme beaucoup pendant les fêtes », rappelle le président du syndicat. Ainsi, l'annulation de tous ces événements et l'absence de l'oenotourisme durant la pandémie, ont fortement impacté la filière, qui réalise une majorité de ses ventes (85 à 90%) dans l'Hexagone.