En Auvergne, il n'est pas question d'arracher des pieds de vigne, comme cela se passe dans le Bordelais. Bien au contraire. Ici, l'objectif est de doubler la surface du vignoble d'ici 15 ans. Vignoble constitué de deux appellations : l'AOC Côtes d'Auvergne et l'IGP Puy-de-Dôme.
« Nous sommes tout petit avec 350 hectares et, aujourd'hui, l'offre ne répond plus à la demande. Nous n'avons pas de problème de vente, mais plutôt de production. En parallèle, nous avons une quinzaine de personnes qui sont intéressées pour s'installer sur notre territoire », explique Gilles Vidal,président du syndicat des Côtes d'Auvergne et viticulteur à Saint-Georges-sur-Allier, au sud de Clermont-Ferrand.
Le vin participe, désormais, à la promotion touristique du département, au même titre que ses célèbres fromages, et notamment le Saint-Nectaire.
Si le succès est au rendez-vous, c'est que les viticulteurs ont entamé un travail de fond ces dernières années avec des volcanologues et géologues pour comprendre les sols et sous-sol. Ils ont aussi lancé une campagne de cartographie en partenariat avec l'Institut Français de la Vigne et du Vin et l'association Vinora, qui fait la promotion des vins volcaniques. Cela doit permettre de définir le type de sol pour chaque parcelle, à une échelle très fine.