Les vendanges 2024, qui démarrent ce vendredi 6 septembre pour les plus précoces, et s'achèveront entre fin septembre et début octobre pour les plus tardives, s'annoncent sous de bons auspices pour les vignobles du Beaujolais.
Cependant, les aléas du printemps et du début d'été (gel, froid, excès d'eau, grêle, coup de soleil) ont entraîné une grande hétérogénéité (au sein des grappes, des ceps, des parcelles entre parcelles sur la quantité et le niveau de maturité), imposant aux viticulteurs de bien choisir leur date de récolte et de trier avec soin leur raisin, afin de ne vinifier que les grappes et/ou baies matures et saines.
L'interprofession ne souhaite pas communiquer de chiffre sur le volume espéré de ces vendanges 2024, tant que celles-ci ne sont pas terminées, mais une chose est d'ores et déjà acquise : dans le Beaujolais, pas d'arrachage. Contrairement aux producteurs de Bordeaux qui ont dû se résoudre l'année dernière à arracher 8% de leur vignoble pour aligner leur production sur le niveau de consommation, les vignerons du Beaujolais n'ont actuellement pas de problématique de surproduction.
Les 14.500 hectares de Beaujolais, s'étendant entre le sud de Macon et le nord de Lyon, ont produit en 2023 quelque 580.000 hectolitres, pour un marché qui serait capable d'absorber au moins 650.000 hectolitres, selon Philippe Bardet, président d'Inter Beaujolais jusqu'à mi-juillet.