Thales Angénieux : "La réorganisation du groupe Thales n'impactera pas nos sous-traitants"
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Acteurs de l'économie - La Tribune. Vous avez succédé récemment à Pierre Andurand. Dans quelle situation économique se trouve aujourd'hui Thales Angénieux ?
Jean-Max Pratx. L'entreprise est rentable (elle affiche 65,8 millions d'euros de revenus en 2016 pour un résultat net de 2,89 millions d'euros, NDLR ) et en croissance puisque le chiffre d'affaires va progresser significativement sur les trois ans à venir. Pour 2017, nous avons déjà enregistré une prise de commandes record. Cette progression est essentiellement portée par l'activité défense avec la commercialisation de jumelles de vision nocturne. Aujourd'hui le segment de la défense représente 80% de notre chiffre d'affaires alors que le cinéma pesait 40 % il y a encore 5 ans.
Quels sont les facteurs qui expliquent l'explosion de votre activité défense ?
Jusqu'ici les jumelles de vision nocturne n'étaient pas distribuées à tous les soldats, mais uniquement aux chefs et aux forces spéciales. Aujourd'hui, et c'est lié à la nature des conflits en cours, la plupart des soldats bénéficie de cet équipement. Nous avons remporté ces derniers mois des marchés importants, notamment pour équiper l'armée allemande avec plus de 3 000 jumelles connectées, ou encore pour la Norvège.
Comment se gère, pour une entreprise comme la vôtre, la concurrence entre les armées ?
La Direction Générale des Armées (DGA) nous soutient dans le développement de nouveaux produits. Cela nous permet de produire d'excellentes références et de remporter de nombreux marchés à l'étranger. L'effet de levier est important. Les ventes à l'export sont évidemment toutes expressément contrôlées par la DGA.
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Stéphanie Gallo Triouleyre