GE Hydro Grenoble : Une première phase s’achève avec le dépôt du PSE

Marie Lyan
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"Sauf surprise de dernière minute, le PSE devrait être déposé ce vendredi. La Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) aura ensuite 20 jours pour faire savoir si elle homologue ou non ce plan", contextualise Nadine Boux, porte-parole de l'intersyndicale. Le processus prévoit ensuite un délai de trois mois pour réaliser un appel aux départs volontaires au sein de l'entreprise, avant l'envoi des lettres de licenciement."Si le scénario le plus noir se produit, tout pourrait être bouclé en juin 2018".
Cette dernière rappelle que les conditions du PSE demeurent floues : "Ce ne sont pas des postes mais les catégories socioprofessionnelles qui sont concernées. La décision devrait ensuite se baser en fonction de plusieurs critères, comme les points attribués en fonction de l'ancienneté, la charge familiale, le handicap, mais aussi la performance des salariés".
Mais les représentants syndicaux ne s'avouent pas vaincus pour autant, et précisent déjà qu'une deuxième phase du combat est sur le point de démarrer.
Les négociations avec la direction se sont clôturées le 19 décembre dernier sans aucun accord n'ait pu être signé, les représentants du personnel dénonçant une analyse floue et superficielle. "On ne sait pas comment l'entreprise va continuer de fonctionner uniquement avec des managers sans équipes", commente la représentante syndicale. De quoi nourrir les inquiétudes des salariés concernant l'arrêt pur et simple du site grenoblois à moyen terme, "au profit de hubs de GE situés au Kenya et en Turquie. C'est une délocalisation masquée", estime-t-elle. Contactée, la direction n'a pas donné suite à notre demande d'interview.
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Les représentants syndicaux envisagent désormais la possibilité de réaliser une action en justice pour dénoncer ce PSE, si celui-ci est homologué par la Direccte. "Nous aurons un délai de deux mois pour déposer un recours, même si celui-ci ne pourra pas suspendre le PSE en cours. Nous avons déjà pris un avocat à Paris pour nous accompagner sur ce dossier et donné les pouvoirs au secrétaire du CE et du CCE pour le faire", précise Nadine Boux.
Marie Lyan