Enerbee ouvre son capital à Asahi Kasei CVC
Stéphanie Borg

Enerby
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Pour contrer la problématique de la batterie pour câbler ou entretenir certains objets connectés, Enerbee, une startup grenobloise fondée en 2014, a misé sur une technologie capable de se passer de batterie et ainsi fournir de l'énergie à partir du mouvement.
Sur cette base technologique, qui s'appuie sur 11 familles de brevet, la startup a choisi de se concentrer sur le marché de la ventilation intérieure. Et a imaginé un système autonome complet (souvent associé à une application pilote) capable de s'intégrer à un objet fabriqué par des industriels. Objectif : évaluer la qualité de l'air intérieur.
C'est cette technologie sans batterie qui intéresse le fonds Asahi Kasei CVC. Cette émanation du géant japonais de l'industrie chimique Asahi Kasei (35 000 salariés dans le monde, 15,3 milliards d'euros de chiffres d'affaires en 2017), se "concentre sur l'investissement dans des entreprises mondiales dans des domaines d'importance stratégique pour Asahi Kasei. Nous investissons à travers toutes les étapes. La taille de notre investissement initial peut aller de plusieurs centaines de milliers de dollars à plusieurs millions, selon les opportunités", indique le fonds sur son site de présentation.
Après un premier tour de table en mars 2015 de 1,6 million d'euros, Enerbee a donc levé 2,2 millions d'euros auprès de ses investisseurs historiques, Demeter et 360 Capital Partners, mais surtout a fait entrer le fonds Asahai Kasei "sur la base d'une participation majeure" (montant exact non communiqué). Et a pu compter sur le soutien local du Crédit Agricole Alpes Développement.
Au-delà de cette participation financière, l'industriel, entend renforcer ses positions sur le marché de la qualité de l'air après son acquisition, en février 2018, de Senseair AB, une société suédoise leader dans les capteurs de CO2.
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Ce second tour de table va donc permettre à Enerbee (13 salariés actuellement) d'accélérer son développement commercial (qui passe par une structuration interne avec notamment l'ouverture d'un poste de direction commerciale), en particulier en Chine et aux États-Unis, des marchés sensibles à la question de la qualité de l'air. Elle s'appuie déjà sur une base de 25 industriels qui testent sa solution et qui pourraient transformer l'essai en contrats pérennes.
Elle va également pouvoir poursuivre et clôturer son processus industriel.
Enfin, grâce à la levée de fonds, mais surtout pour avoir été retenue dans le cadre du Programme d'investissement d'avenir (Pia) opéré par l'Ademe (795 000 euros sur trois ans), la startup va poursuivre ses avancées technologiques "entièrement maîtrisées en France même si le déploiement reste très international".
L'objectif annoncé par l'entreprise grenobloise est d'atteindre les 20 millions d'euros (en volume de contrats) d'ici 5 ans.
Stéphanie Borg