Mecelec condamné par le gendarme de la bourse
Vincent Lonchampt
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Mecelec
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L'entrepreneur lyonnais Michel-Pierre Deloche et son entreprise Mecelec sont rattrapés par le gendarme de la bourse. L'Autorité des marchés financiers (AMF) vient de condamner le groupe de transformation de matériaux composites et son pdg à, respectivement, 60 000 et 80 000 euros d'amendes pour avoir publié des informations "non exactes, précises et sincères" au public en 2014, puis en 2015.
Une publicité dont se serait bien passé Mecelec, qui a enregistré l'an dernier une perte de 1,4 million d'euros pour 23,6 millions d'euros de chiffre d'affaires.
La commission des sanctions a retenu deux griefs dans sa décision : d'abord la non-mention, lors d'une communication financière, de "plusieurs éléments essentiels" inscrits dans une convention de partenariat signée avec le groupe Belge Sedaine (avec qui il est aujourd'hui en conflit devant les tribunaux).
Le groupe Mecelec sortait alors tout juste d'une longue période de turbulences entre 2008 et 2013, qui lui avait valu un placement en procédure de sauvegarde.
Le second grief porte sur la présentation des comptes consolidés de l'exercice 2013 après la vente, à une filiale de Sedaine, de ses bâtiments ardéchois de Mauves (où se trouve le siège de Mecelec) et de Saint-Agrève pour 5,3 millions d'euros. Mecelec a réalisé, au passage, une plus-value de 3,7 millions d'euros.
L'AMF reproche au groupe d'avoir qualifié "dans plusieurs documents l'opération immobilière de cession d'actifs " et d'avoir intégré cette somme dans son résultat net, faisant passer ses pertes annuelles de 5 millions à 1,3 millions d'euros, " soit une majoration de 295% " rappelle la décision.
Une décision qui indique, également, que Michel-Pierre Deloche et Mecelec n'ont "retiré aucun profit identifié des manquements en cause."
Vincent Lonchampt