Transméa veut le relever le défi de la transmission durable
Flora Chaduc
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Lofoten, entreprise libérée / Un salarié
Laurent Cerino / ADE
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Lofoten, entreprise libérée / Un salarié
Laurent Cerino / ADE
Au cours de ses 10 premières années d'existence, le dispositif Transméa a permis à l'Union régionale des Scop (Urscop) Auvergne-Rhône-Alpes d'accompagner 60 entreprises, en phase de transmission ou de reprise par leurs salariés. Cette société de capital-investissement se positionne comme un "co-investisseur" dans les projets portés par les salariés.
En premier lieu, Transméa apporte une manne financière afin de renforcer le capital réuni par les salariés.
Le second frein réside dans la capacité des salariés-repreneurs à constituer les dossiers et réussir la partie juridique de la transmission. Transméa se substitue alors à un cabinet d'audit, dans le but d'assurer la pérennité du projet. Le travail en amont s'effectue aussi sur la gouvernance et la direction mise en place pour l'entreprise.
La majorité des entreprises soutenues par Transméa sont saines, et 10% des projets ne fonctionnent pas sur le modèle coopératif. Lors de l'année 2018, les sociétés soutenues concernaient sept transmissions d'entreprise pour une reprise de société en difficulté.
Grâce à ce dispositif unique en France, 850 emplois ont pu être maintenus et créés depuis 2008. En moyenne, une entreprise accompagnée perçoit 75 000 euros. En 10 ans, les 4,6 millions d'euros mobilisés au départ par les actionnaires de Transméa ont été écoulés. Afin que le dispositif continue, une rallonge de 2,5 millions a été accordée par plusieurs investisseurs. Sur les cinq prochaines années, Transméa vise ainsi l'accompagnement de 60 nouvelles structures.
Flora Chaduc