Sécurité, économie et écologie : les atouts du logiciel libre
Elsa Ferreira
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Acteurs de l'économie - La Tribune. Qu'est-ce que les entreprises en numérique libre ?
François Aubriot. Ce sont des entreprises qui travaillent quasi exclusivement sur, avec, autour et pour les logiciels libres (LL). Un logiciel libre est un logiciel que l'on peut modifier, améliorer, distribuer et utiliser : ce sont les quatre fondamentaux.
L'intérêt majeur du LL c'est que le code source du logiciel est accessible. Son utilisation et son observation sont donc possibles, ce qui n'est pas le cas avec Microsoft ou Oracle par exemple. Un logiciel privatif nécessite l'achat d'une licence, mais sans savoir comment il fonctionne.
Les pure-players, ceux qui s'affichent comme étant des acteurs du logiciel libre et open source, représentent 10 % de l'activité numérique en France. Mais toutes les grandes entreprises utilisent des logiciels libres. Les particuliers aussi : pensez à VLC, Firefox, Libre Office...
Le libre est-il compatible avec la recherche de profit d'une entreprise ?
Oui, il est possible de concilier les deux. Plusieurs entreprises en France en font la démonstration, employant des millions de collaborateurs. Red Hat, l'un des premiers fournisseurs mondiaux de solutions logicielles open source, aux États-Unis, a un chiffre d'affaires d'environ deux milliards de dollars.
Les modèles économiques du LL ne sont pas basés sur la vente de licence, sur laquelle l'éditeur de logiciels peut traditionnellement marger. Nous ne faisons que du service. Si nous voulons travailler, il vaut donc mieux être compétent, sinon le client ira trouver un autre prestataire. Avec les logiciels privatifs, si le client se rend compte qu'il a fait une erreur, il aura déjà dépensé 50 000 euros dans les licences.
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Ce n'est donc pas du one shot où l'on signe le contrat du siècle avant de devoir en trouver un nouveau. C'est un partenariat efficace, une maintenance et un suivi.
Avec les coûts de maintenance, cela ne revient-il pas plus cher au client ?
Ce n'est ni plus ni moins cher. Au lieu de mettre beaucoup en investissement de départ, ce sont des coûts de fonctionnement plus étalés. Mais avec les logiciels propriétaires, il faut aussi payer les mises à jour.
Elsa Ferreira
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